Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

samedi 29 novembre 2008

(Déjà) Vieilleries


Hit Parade



Anne et Marie Claude

Quel est le point commun ?


Samuel Etienne, plus à l'aise sur France3 que sur Canal, recevait hier soir Anne Roumanof dans son émission consacrée cette fois au fichage généralisé dont nous sommes tous, avons été ou serons un jour les victimes (surtout quand on écrit un blog, hein !).
A Edwy Plenel et Christian Estrosi (Maire de Nice, ça veut tout dire !) qui venaient de s'écharper poliment avec des arguments évidemment opposés, elle dit qu'ils avaient "raison tous les deux".
J'aime bien Anne, que je connais depuis une petite quinzaine d'années, qui est ma voisine d'un pâté de maisons et qui a confié ses filles à mon école de musique.
Mais, à l'entendre hier soir, on ne peut s'empêcher de penser que la "show-woman" qui a la chance de remplir les salles en cette période de disette culturelle souhaite, quand on l'interroge sur de tels sujets de société, conserver à la fois son public de gauche et son public de droite.
Le métier de funambule est bien difficile.

Parmi les 450 élèves de l'école, on compte quelques enfants de célébrités (je suis à tout jamais dégoûté du terme "people" !) et je ne suis pas du genre à m'en enorgueillir.
Cela prouve simplement que toutes les "stars" n'habitent pas forcément les "beaux quartiers".
Ainsi, j'ai fait la connaissance de Marie-Claude Pietragalla qui vient d'inscrire sa gamine.
J'admire son travail, en fervent adepte de l'universalité et du mélange des genres, et bon, allez, faut faire bosser les gens qui vous font confiance, je signale que la danseuse-étoile et chorégraphe crée "Marco Polo" au Palais des Congrès de Paris du 6 au 15 mars 2009.
Son site : clic.

Un rêve

J'ai fait un affreux cauchemar : j'avais retrouvé par fesses bouc un ami d'antan ; au restaurant, il m'affirmait que Nick Sark était le meilleur président que la France ait jamais eu.

Evolutions (?) (!)

C'est fou comme on change : il y a 10 ans, j'étais plutôt "Côté Sud".
Aujourd'hui...






vendredi 28 novembre 2008

Hit Parade



Graffiti

-via FFFound-

Petits faits, grands effets

Ce sont des petites choses qui vous font voir la vie autrement.
Ainsi, écouteurs du baladeur fichés au fond du crâne, la montée de l'escalator de la station Marcadet Poissonniers sur le final du 3ème de Rachmaninov* touche au grandiose.
*
Ce matin, la sonate "pastorale" de L.van B. donne un autre goût à mon café.
*
Je ne serai jamais assez reconnaissant à mes élèves de cette capacité à me bluffer : j'ai eu droit hier à du Chostakovitch vivace sous les doigts d'un "haut comme trois pommes", à un Schumann inspiré et touchant de maladresse consciente, à une sonatine qui se regardait autant qu'elle s'écoutait par une encore fillette, à un Debussy swinguant et éthéré précisément où il faut.
Et à un Bach ultra-célèbre renouvelé par une ado de belle couleur qui m'a dit que je "jouais trop bien" quand je lui expliquai à quel point le "groove" sous-tendait toute l'oeuvre du réputé austère Jean-Sébastien.
C'est satisfaisant : cette toute jeune fille n'écoutera plus jamais la musique dite "classique" de la même oreille...
*
Je change le "Schubert", là, en haut, régulièrement.
Je sais qu'il a ici son "fan club" : on peut avoir plus mauvais goût.

* Allez comprendre quelque chose à l'orthographe d'ici de ces noms de là-bas !
Ainsi, on écrira "Rachmaninov" ou "Rachmaninof", et je l'ai vu orthographié ausi "Rachmaninoff".
De même pour Prokofiev ou Kroutchev.
Bon, je prends le parti de mettre un "v" en finale.

jeudi 27 novembre 2008

Hit Parade





Je n'ai pas précisé : dans cette rubrique, les titres qui ont marqué mes "années D'J"...

Cab Calloway dans la rue Sesame

Ils font les mêmes pour femme ?

(Reuters)

Kurosawa


De haut en bas, dessins pour Kagemusha (1), Ran (2&3) et Rêves (4&5)

Si j'ouvrais une rubrique "quel est le plus grand cinéaste du monde ?", en Panthéon de mes réalisateurs, Akira Kurosawa y règnerait aux côtés de Welles, Ford (ils s'admiraient) et Chaplin.
Le japonais, quasi-déifié par Spielberg, Lucas ou Coppola qui co-produirent Rêves et Kagemusha, magnait crayons et pinceaux en visionnaire de ses propres films : c'est au petit Palais que sont exposés actuellement 87 dessins conçus pour ses derniers films.
C'est pas rien.

© Kurosawa Production Inc. Licensed exclusively by HoriPro Inc.

mercredi 26 novembre 2008

Moment de grâce


Fred Astaire & Cyd Charisse
Dancing in the dark.

Hit Parade





De l'autre côté des Alpes, un artiste exceptionnel.

Féminitudes

-Corée du Nord-

Bon marché ?



-Cette photo, Sylgazette. Les autres pécho sur gougueule-

-Cruels dilemmes-


Qu'il est loin le temps des Boucicaut, ce couple qui servit de modèle à Zola pour son "Au bonheur des dames".
Créé en 1838, le "Bon marché", premier "grand magasin" parisien, se lit aujourd'hui "bon" en opposition à "nul" : rien n'y est "bon marché", bien au contraire.
C'est là qu'à l'exception des deux premières (un déménageur), j'ai fait les photos du billet précédent.
En cette période d'une fameuse "baisse du pouvoir d'achat", il était presque surréaliste, hier après-midi, de voir une foule mêlant rombières emperlousées, top-modèles avec chapka, hommes d'affaires pressés et touristes évidemment japonais, se presser, à "La grande épicerie de Paris", autour des étalages gorgés de produits de luxe vendus à des prix fixés en partie, sans doute, pour justifier et maintenir cet "entre-soi" de bon aloi.
Que Madame Lagarde se rassure : c'est pas la crise pour tout le monde.
Et on attend avec impatience la baisse de la TVA sur la truffe.

mardi 25 novembre 2008

SylGazette en balade




Photos Sylgazette

Ma poule

-Via Simon~Says !-

Sévices publics

En concert à Parigi

Hit Parade



Vu hier soir...

-Cloverfield-

Hommage

Quarto Ponte -Venise-

Architecte : Santiago Calatrava

Pas machinal

-Via FFFFound-

Luce

-FFFFOUND-

Service public radio & télévision

Par solidarité, aujourd'hui, pas de "rédactionnel".
Na !

lundi 24 novembre 2008

D'hiver...


De sources professionnelles, on sait combien la saison est dure pour le spectacle vivant en ces temps de crise et de baisse du fameux pouvoir d'achat : ainsi, des pièces aussi bien mises en scènes et interprétées que "Equus" au Marigny récemment passé entre les mains de Pierre Lescure n'ont pas "fonctionné".

Le "Clérambard" de Marcel Aymé interprété par J.M Bigard a, lui, quitté précipitamment l'affiche faute de spectateurs.

On n'en déduira pas pour autant que les directeurs de Théâtre, de plus en plus loueurs de garages au demeurant, vont envisager plus sérieusement leur programmation, plutôt que d'afficher des adaptations de films avec des "gloires" du (tout) petit écran au fronton de leurs salles.

Pathétique et désespérée tentative de rameuter
le chaland que celle qui consiste à barrer une affiche d'un "Triomphe exceptionnel : prolongations" comme je l'ai vu ce matin d'un "Grease" dont tout Paris sait bien qu'il s'agit-là d'un bide retentissant.
Mais l'on espère attirer le gogo touriste pour les fêtes afin de limiter les dégâts.
*

Sinon, le vieux con qui sommeille en moi se réjouit de l'arrivée du froid qui lui permet de rédiger plus sereinement, les premiers frimas ayant pour effet de réduire la présence des élèves du lycée technique sous mes fenêtres, et les aboiements qui vont avec.
Les jeunes filles, notamment, ne peuvent apparemment s'exprimer sans vociférer, ce qui, vous me l'accorderez, donne un piètre aperçu de leur féminité.

Ce n'est qu'une impression, mais ne serait-ce pas
la musak qu'elles écoutent qui les inclineraient à penser que rien ne peut se dire qui ne soit hurlé ?

-"Chanteuse" (encore ?) à la mode-

Tiens, j'en profite pour m'énerver de l'appellation "èrenebi" accolée à un genre de zique qui n'est qu'un piètre alliage de soul-rythm and blues (très peu)-dance music (plutôt).
Le rythm and blues, le vrai, étant, comme son nom l'indique (l'indiquait) le mariage du rythme et du blues, illustré par des "showmen" pas frelatés qui s'appelaient James Brown, Wilson Pickett, Rufus Thomas, Otis Redding et autres artistes noirs d'avant quand c'était mieux.

Exemple :





Mais elle, on l'invitait dans les festivals de jazz.




Un acteur

Philip Seymour Hoffman

-Magnolia-

-Capote-

-La guerre selon Charlie Wilson-

-7h58 ce samedi-là-
(A voir toutes affaires cessantes !)

Hiver

Usage de stupéfiants

Hit Parade



Cataclop

Matelsom persiste et signe

-Photo Sylgazette-

Malgré les pressions et les menaces émanant du lobby "bien pensant", mais aussi des intégristes de tout poil, les concepteurs de la campagne de pub pour cette marque de literie persistent à axer leur communication sur la diversité de notre société.
L'affiche a donc réapparu dans les rames du métro.
Y'a des jours comme ça où on se croirait en démocratie.

Indestructible Royal

[...Mais si l’on n’est ni sarkozyste, ni centriste, ni trotskiste, à quel saint se vouera-t-on ? Ou à quelle sainte ?...]
L.Joffrin - Libération

Ce matin dans le quotidien dont il dirige la rédaction, Joffrin, groggy, découvre à quel point le TSS (tout sauf Ségolène) dont -il oublie de le dire- son journal fut le fer de lance en porteur de la parole delanoïste, aura permis à Royal-la-pugnace de chambouler un parti malade qui, sans elle, n'aurait même pas figuré au second tour de la présidentielle de 2007 ni sauvé les meubles aux législatives qui suivirent.

L'acharnement contre l'ex-candidate n'aura abouti qu'à créer une coalition de circonstance, hétéroclite, mariant des personnalités aussi opposées qu'un Fabius, un Delanoë, une Aubry, accrochés au "système" issu du mitterrandisme triomphant.

Quelle que soit la suite des événements, Royal, tant sous-estimée par les caciques d'un parti dont elle a compris avant tout le monde qu'il devait se transformer radicalement, est la seule gagnante du calamiteux congrès de Reims.
Faisant face à tous les coups-bas, aux insultes, aux cabales, elle a fait la preuve d'une détermination à toute épreuve.
En contestant avec virulence le résultat de l'élection interne, elle appuie là où ça fait mal, remettant en cause un fonctionnement et des pratiques qui ont largement fait leur temps.

Depuis son échec de 2007, cette femme a labouré le terrain et fait entendre sa voix en toutes circonstances, taclant le pouvoir sarkozyste à chaque occasion, à l'instar d'un Besancenot ou d'un Bayrou, pendant que ses "camarades" n'avaient pour obsession que de l'abattre.
La sagesse (en sont-ils encore capables ?) voudrait que, pour clarifier la situation, les socialistes organisent un vrai scrutin, sous surveillance de toutes les tendances, qui permettrait de dégager une vraie majorité.
Et qui permettrait à tous les Joffrin du monde médiatique de mettre fin à leurs frayeurs nocturnes.

Et de méditer la leçon de F.Mitterrand qui disait, bien avant 81 et la "tontonmania" de la décennie : "Je suis aujourd'hui l'homme le plus haï de France. Je serai un jour le plus aimé."

dimanche 23 novembre 2008

Hit Parade



Destrier

Mes images à moi (en vrac)

Clapotis vénitiens

Loin des touristes (Venise)

David et Goliath -Venise-

Réunion -Venise-

Bras cassés -Rome-

Une hallu, via Veneto, Rome.

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