Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

jeudi 31 décembre 2009

Bon bout d'an !

Et soyez prudents !


mercredi 30 décembre 2009

Belle Saint Sylvestre en vue !


Bal(h)ivernes

Et voilà, les oiseaux ne nous font plus confiance, avec toutes nos conneries : ce matin, un moineau s'est posé sur le garde-fou (!) de mon balcon.
J'ai voulu le caresser ; il s'est envolé, pfuiit...

La femme qui fait la voix de Carla Bruni dans les "Guignols" de Canal+ (Sandrine Alexis ?) a e-xac-te-ment le même timbre que celui de la femme du présidentounet !
C'est en voyant un "décryptage" de la personnalité de l'épouse sur la chaîne parlementaire que j'en ai pris conscience : flagrant !

Avant les festivités du réveillon (Patrick Sébastien, waow !), la deuxième chaîne publique pense sans doute qu'en diffusant certains programmes, elle fourgue ses fonds de tiroirs.
Ça donne, hier nuit, une passionnante émission de Christophe Hondelatte comparant le mode de vie et de travail de violonistes de styles différents, jazz, classique, tzigane...
Fourguez, fourguez, je regarderai plus souvent aux périodes "creuses" puisqu'il y a du fond !

Panne de sono, hier soir au Caveau de la République presque complet !
Malgré cela, tous ont "cartonné" !
Un public de bonne humeur, ça réconforte.
J'ai conclu la soirée en disant que c'était une soirée anniversaire et qu'on avait reconstitué l'ambiance sonore du 29 décembre 1909 !
Rires et applaudissements nourris.
Quand le public a du talent...


Un spectateur ptdr écoutant Gaspard Proust

Chapka (encore !)

Et celle-là, on la trouve où (volontairement mal exprimé) ?


Classique

Taxe carbonisée

Et pan !
Le Conseil Constitutionnel, repaire de dangereux gauchistes comme on sait, vient d'annuler la "taxe carbone" voulue par Nick Sark et ses sbires.
Sous la pression des lobbies des plus grands pollueurs, ce devaient être les "ménages", c'est à dire toi, moi, nous, vous, qui auraient à acquitter la plus grande part de cette taxe prétendument "récupérable", alors que les "grands groupes" responsables de pollutions diverses et (a)variées s'en tiraient confortablement.
Le recours avait été déposé par les socialistes et les verts.
On notera au passage l'hypocrisie de ceux qui poussèrent des cris d'orfraie quand la Présidente de la région Poitou-Charentes s'était élevée contre cette taxe, du moins telle qu'elle était conçue (ça remonte à l'été dernier, au moment des journées du PS à La Rochelle).
C'est, quoi qu'il en soit, une gifle magistrale prise de plein fouet par celui qui veut tout le temps réformer à la vitesse d'un TGV, au mépris de la plus élémentaire concertation.
Bien fait.

Nota à 15 h 50 : au JT de Canal plus, vers 13 h, ils ont titré comme moi.
Un intitulé aussi difficile à trouver, non mais !

lundi 28 décembre 2009

Jeunes populaires

Attention, certaines images sont insoutenables :


CineRamA

Royal Palast - Berlin - 1965
Aujourd'hui "multiplexe".

Susha (persan)


Un imbécile heureux


Depuis, ça n'a pas dû s'arranger...

samedi 26 décembre 2009

Peace and love


Même si vous n'êtes pas fan de "classique", ça vous rappellera "The Truman Show" avec Jim Carrey.
Comme quoi, quand on veut, on peut.

Chapka : waow, ce buzz !


Et celles-là, tu les trouves en boutique ?
-Photo extraite du film Alexandre Nevski de S.M Eisenstein (1938)-

Au pied du sapin


 

 

... des chocolats rigolos, un excellent foie gras, et un renne chauffe-mains à rendre jaloux 
Glenn Gould qui avait besoin de tremper les siennes (les mains !) dans l'eau chaude avant de jouer.

Johnnystes et antijohnnystes

Sous ce titre, Daniel Schneidermann publiait lundi dernier dans Libération une chronique que je qualifierai d'exceptionnelle.
Merci M. Schneidermann de la part de tous ceux qui se sentent vengés !


Lire la chronique : cliqueter

vendredi 25 décembre 2009

Caveau de Noël (2)

Comme Frédéric Fromet avait bien chanté mercredi soir, je l'ai emmené au cinéma hier après son goûter.
On est allé voir "Le concert" ; ça tombait bien, parce que c'est un film qu'on peut voir en famille : il n'y a pas de scène de sexe, seulement une fusillade dans un mariage, mais il s'est caché les yeux.
On a bien ri car comme je dis ci-dessus, c'est un film pour petits et grands.
En plus, j'étais content parce que, dans ce film, il y a de la belle musique.
Je crois qu'à l'afnaque, ils ont dû vendre beaucoup de concertos pour violon de Tchaïkovski : c'est le tube du film.
J'ai l'air de me moquer, mais pas du tout : j'ai passé un excellent moment et même, je l'achèterai en DVD quand il sortira pour le montrer à plein d'élèves musiciens, même à celui dont les parents ne veulent pas qu'il voie des films "violents".
Bon allez, il y a encore quelques salles : je recommande sans réserve !


Elle joue drôlement bien du violon, Mélanie Laurent !

Après le cinéma, on est allé au Caveau ; c'était déjà l'heure et on a mangé des sandwiches de Monoprix parce qu'on est réfractaires au Quick de la Place de la République qui est pas très propre, et dont les serveuses sont aussi gracieuses que Frédéric Lefebvre quand il n'est pas content des socialistes, c'est à dire tout le temps.
On a fait un super spectacle avec un public enthousiaste qui faisait qu'à rigoler, même quand c'était au tour de Gaspard Proust qui a horreur de ça car ça l'empêche de philosopher voire de soliloquer.
Avant le réveillon, ça s'imposait : Paul Adam a fait son sketch sur la coloscopie ; auparavant, il avait joué les Père Noël en nous apportant des cadeaux rigolos qu'il fallait piocher dans un gros nounours.
Ce Paul, il est impayable (d'ailleurs, il jouerait gratos s'il le fallait) !
On s'attend à une bombe au Caveau, Olivier Perrin faisant des vannes hyper-drôlissimes sur les islamistes.
Moi, je dis à tout le monde que je ne le connais pas ; on sait jamais.
Au bar, il y avait une super ambiance pendant que les spectateurs se divertissaient de tout et de rien dans la salle.
J'avais apporté un vrai panettone de Noël fait à Milan qu'on a arrosé du Champagne offert par Alain, le responsable de séance.
On était plus responsable de rien vers la fin, parce qu'on a fait des mélanges.
Sandrine, la chef-ouvreuse avait fourni des macarons de Ladurée dont la réputation n'est pas usurpée.
Gaspard, Frédéric, Olivier et Gilles n'ont rien apporté : ce sont des gros salauds ; mais on a fait semblant de rien et rigolé avec eux quand même : c'était Noël.
L'année d'avant, il y avait Jean Roucas : donc, forcément, c'était bien plus rigolo.

Après l'entr'acte, j'ai joué "Petit papa Noël" trafiqué à la manière d'une Sonate de Beethoven et les gens m'ont applaudi très très fort ; c'était mérité.

Après le spectacle, vu qu'il y eu un malentendu avec un copain avec qui je devais réveillonner, je suis rentré chez moi.
J'ai allumé la télévision pour voir la fin de l'émission de Stéphane Bern : je n'ai vu que le passage avec Laurence Boccolini, celle qui présentait le "Maillon faible" avant.
Il y avait un bêtisier : qu'est-ce-que j'ai ri !
J'ai fini par échouer sur Direct 1 (ou NT8, je sais plus) qui passait un documentaire sur les "produits du terroir."
Pour pas un rond, j'ai pu saliver sur les "vraies" truffes, le "vrai" foie gras, etc.

Demain, ça va être hyper chouette : c'est plus Noël.


Au fond, à côté de l'armoire, tout seul, F.Fromet

Noël des pauvres

Le père Noël du 18ème, surpris à l'aube par notre photographe, est vraiment très "cheap" :


Cadeau "tendance"

Le cadeau de Nicolito à Carlita au cas où...

jeudi 24 décembre 2009

Caveau de Noël

Pour ce soir, Frédéric, Gaspard, Paul, Olivier, Gilles et moi avons préparé un grand spectacle de Noël :

"Waow, quel buzz autour de moi !" (Ev. selon Saint Kevin)




"Yeah men, à minuit, c'est mon anniv'"






mercredi 23 décembre 2009

Sachet de thé


Cousine germaine

Suicide, mode d'emploi


Chapka, c'est trendy ! (et autres balhivernes...*)

Cette gazette bénéficie actuellement d'un engouement qui n'a pas manqué de m'interloquer ; par la grâce de la maison xiti qui me fournit jour après jour d'affutées statistiques, j'ai pu en connaître la raison.
J'avais, il y a quelque mois, rédigé un billet sur la "chapka"**, ce couvre-chef d'épaisse fourrure que les habitants de toutes les Russies revêtent pour se protéger des froids sibériens (ceux qui, autrefois, connurent les charmes du goulag n'y avaient pas droit).
Mon article faisait référence à l'un des derniers textes d'Etienne Roda Gil, écrit pour l'album de Julien Clerc "Utile", et intitulé "Charpie de chapka", lequel, en quelques vers magnifiques, faisait métaphore avec la chute du communisme.
Je glissais dans ce texte que depuis deux ou trois ans j'avais adopté cette coiffure en cas de grand froid parisien, soit une ou deux semaines par an au maximum.
Je ne sais quel "people" a arboré pareille parure ces temps derniers, mais voici (!) qu'elle fleurit sur des têtes plus ou moins adaptées à chaque coin  de rue de la capitale et sous toutes les formes possibles : ainsi, hier soir dans le métro, un garçon de petite taille, guère épais (tiens, voilà Tolstoï !), portait fièrement un énorme gâteau-à-poils auprès duquel la coiffure d'un chef tartare aurait un côté cheap ridicule.
Le "truc" était monumental, une sorte de rond-point poilu recouvrant un crâne dans lequel on pouvait lire à coup sûr : "et des comme ça, t'en as déjà vu, hein, des comme ça ?"
J'ai l'agréable impression, depuis l'arrivée en masse des chapkas sur les crânes nationaux, d'être lu, enfin, par les lecteurs habituels de Voici, Gala, Closer et autres Ici Paris.
Et ça, ce n'est pas rien.

Rassurez-vous mesdames, on en trouve de plus grandes...

Toujours dans la même veine, les "français" (lesquels ? comment ?) ont élu leurs personnalités préférées de l'année et j'ai dû m'asseoir pour entendre que le numéro 2 (le n°1 étant Johnny Hallyday, chanteur) était, cette année, calmons-nous, la ministre de l'économie et des finances, l'adorable Christine Lagarde.
On se gratte la tête (nue), on se demande pourquoi cette femme arrogante qui avait conseillé aux français sans pouvoir d'achat de faire du vélo s'ils n'ont pas de quoi s'acheter de l'essence, qui prétendait il y a quelques mois que la crise était "derrière nous", s'attire à ce point les faveurs du grand public.
Peut-être une explication dans le fait que la dame s'exprime en anglais comme ni vous ni moi, c'est à dire impeccablement.
Et ça, ça impressionne vachement le citoyen lambda, compte tenu du peu d'aptitude du français moyen pour les langues étrangères.
Certains jours, il y a de quoi mettre sa chapka en charpie.

* C'est mon blog, et j'orthographie "balivernes" comme je veux.
De plus, c'est rigolo, c'est un jeu de mots.


** Les non-zappeurs frénétiques peuvent lire le billet en question ici :
clique !


M'ame Lagarde, sans chapka, mais tellement "trendy" !
(Photo afp)


mardi 22 décembre 2009

Décroissant en diable !


Disco ! (1978)


He's The Greatest Dancer
Par Sister Sledge



Générique

Vertigo I Alfred Hitchcock
Musique : Bernard Herrmann

Citizen Welles

"ORSON WELLES est une manière de géant au regard enfantin, un arbre bourré d'oiseaux et d'ombres, un chien qui a cassé sa chaîne et se couche dans les plates-bandes, un paresseux actif, une solitude entourée de monde, un étudiant qui dort en classe, un stratège qui fait semblant d'être ivre quand il veut qu'on lui foute la paix."
Jean Cocteau

Rue James Close, chez Bozi

Il faut bien que de temps à autre j'y aille d'un petit couplet en nostalgie.
A Antibes, dans la vieille ville, la rue James Close conduit de la rue des Bains à la rue de la République.
Aujourd'hui jalonnée presque exclusivement de boutiques de fringues et de restaurants, elle a oublié qu'elle recelait autrefois des commerces "de bouche", boucherie chevaline, épicerie "Au bon lait" (où l'on faisait crédit !) et, notamment, un commerce spécialisé dans la "morue séchée" et autres salaisons maritimes.
Pour nous, gamins, c'est surtout la boutique des "Bozi" (orthographe ?) qui en était le centre d'intérêts : c'était une échoppe de brocanteur en mode fourre-tout où l'on trouvait des objets hétéroclites, des vêtements passablement défraîchis et, plus intéressant pour nous des bouquins.
Quand l'un de nous (la bande du vieil-Antibes) portait des fringues d'un goût douteux ou trop originales, quelqu'un posait invariablement la question : "tu l'as acheté chez Bozi ?" en un humour qui frisait l'insulte.
Madame Bozi reprenait et revendait livres de la Bibliothèque Verte et "comics", ces bandes dessinées en petit format, selon une formule de troc parfaitement rodée ; on rapportait 4 livres, dont elle évaluait l'usure, et nous en octroyait royalement un ou deux, sauf à rajouter quelques francs si notre avidité de lecture était trop irrépressible comme souvent.
Cette matrone exhalait par tous ses pores l'appât du gain ; nous jouions ce jeu, conscients, à chaque visite, d'avoir été grugés, mais pressés de s'allonger dans la chambre et de commencer une nouvelle lecture.
Je lisais beaucoup de romans "de cape et d'épée" signés Paul Féval (l'auteur du "Bossu"), Michel Zévaco (Pardaillan, le chevalier) ou Ponson du Terrail (Rocambole) qui n'étaient pas encore démodés ; mais aussi ces fameux "comics", car les albums d'Astérix ou de Lucky Luke étaient pour nous hors de prix, que l'on ne pouvait se procurer qu'à la Bibliothèque Pour Tous, où l'attente, pour les obtenir, était décourageante.
Ces bd "bon marché" de substitution, adaptations françaises d'éditions américaines, suffisaient à notre bonheur, peuplées de héros invincibles (Kit Carson, Ivanhoë, Roy Rogers...) dont celui qui est le plus ancré dans ma mémoire, Blek le Roc !
Blek était un héros taillé en armoire à glace, américain nouveau qui se colletait aux anglais pendant la guerre d'indépendance avec force "damned !" et autres expressions anglo-saxonnes.
Il parvenait toujours à sauver in-extremis les colons que les méchants anglais faisaient qu'à embêter.
Ca sentait la poudre à canon, le rhum ; mais plus certainement une odeur de moisi provenant de chez Bozi.

Damned !
Sus aux tuniques rouges !

lundi 21 décembre 2009

No comment


- Via implicit art -



Guernica





La meilleure version ?

Pie XII/Amen

Ni burqa, ni voile, ni soutane, ni kippa...

Chez toi, fais ce que tu veux : dehors, fous moi la paix !
Pour une fois, j'ai approuvé Zemmour (ça m'en coûte) samedi-nuit face à un Montebourg empêtré dans ses contradictions.
En pays laïc, aucun signe religieux ostensible sur la voie publique.
La loi de 1905 n'est pas faite pour les chiens.

Le Bienheureux Pie XII

M. Ratzinger (profession, pape) veut béatifier l'un de ses prédécesseurs, Pie, douzième du nom (le plus rigolo étant Pie VII, amuse tes amis !), lequel occupait (!) le poste pendant la seconde guerre mondiale.
Le pieux Pie resta aveugle et sourd aux émois provoqués par des témoignages concordants sur le sort des juifs exterminés par centaines de milliers dans les camps nazis.
Costa Gavra en a fait un film essentiel justement intitulé "Amen" (photo ci-dessous) dont le synopsis résume la trame à ceci :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Kurt Gerstein, un officier SS allemand, épaulé par un jeune jésuite, Ricardo Fontana, tente d'informer le Pape Pie XII et les Alliés du génocide des Juifs organisé par les nazis dans les camps de concentration.
Tout est dans le "tente d'informer", tant le pontife reste insensible aux exhortations de Fontana, interprété par Mathieu Kassovitz.
Il s'agit bien sûr d'une œuvre de fiction basée sur des faits que les historiens jugent néanmoins indéniables.
Sanctifier ce genre d'attitude semble pour le moins inadmissible.


"Parle plus bas car on pourrait bien nous entendre..."

dimanche 20 décembre 2009

Génial

Faut-il ajouter "vraiment" ?


samedi 19 décembre 2009

Plus que jamais d'actualité...


Mort d'Isolde

Frissons...

Jubilons

50 000 visites sur cette gazette depuis sa création.
C'est très très bien.
Je continue, alors.

Un grand chanteur

Beaucoup d'artistes ont bâti leur carrière à coups de play-back télévisé.
Quand la (non) voix du chanteur arrive directement sur la console de mixage, ça donne cette merveilleuse prestation vocale de Patrick Juvet, chanteur à minettes des années 70 connu essentiellement pour un look scénique pompé, à l'époque, sur celui des stars du Glam Rock tels David Bowie ou Lou Reed.
Apprécions cette magnifique interprétation d'un "I love America" qui déchaîna les foules d'alors sur les pistes de danse :

vendredi 18 décembre 2009

Mythe Parade

Comment, d'une œuvrette insipide, composée et interprétée par un certain Cat Stevens, le plus grand interprète français ayant jamais existé, fit un chef d'œuvre impérissable.
Etudiants en sciences humaines, méditez cette pensée lumineuse : la vie est une fleur sauvage !

L'original (ridicule !) :



L'adaptation (inoubliable !) :

jeudi 17 décembre 2009

Y'aura-t-il de la neige à Noël ?

Non.




Parce que ces flocons qui s'abattent sur la ville tels des millions de mouches blanches mortes ne laisseront que bouillasse grisâtre propice aux glissades de vieilles dames ou de pianistes sous-équipés.
La neige, c'est joli tout plein vue de la fenêtre, quand on la regarde de son fauteuil au son d'un quelconque Vivaldi, de ceux que l'on écoute ces matins-là où l'on se remémore le soleil baignant la Villa Borghese un après-midi de printemps.
Déjà, on remarque que les éructations des élèves du lycée "technique" d'en-face redoublent de puissance par la grâce de l'inévitable bataille de boules de neige, celles que les méchants farcissent de cailloux ; et bientôt, le rouge du sang versé viendra assombrir le blanc manteau de la chanson de Tino Rossi que Paul Adam, le mécréant, va servir en boucle à ses enfant et petits-enfants écoeurés de tant de constance.
On notera au passage que le "Minuit chrétiens" entonné autrefois (toujours ?) dans les églises de nos campagnes où mugissent les féroces curés, fut composé par un certain Adolphe... Adam !
Mais je m'égare, et vous penserez sans doute que la neige me laisse froid.
Vous n'avez pas tort.

mercredi 16 décembre 2009

Un acteur, un film, une musique...


Billy Bob THORNTON - The Barber (L'homme qui n'était pas là) - Joel & Ethan Cohen - 2001


Découvrez la playlist Classyl avec Rudolf Serkin

Un peu de toux

Johnny Hallyday réussit l'exploit de reléguer le virus H1N1 au rang des infos de seconde zone dans les journaux télévisés.
La superstar française (strictement inconnue aux USA, contrairement à Maurice Chevalier, Edith Piaf, Yves Montand ou Charles Aznavour) va, on le lui souhaite, rapidement retrouver la santé.
On le lui souhaite à plus d'un titre, d'ailleurs : imaginez une issue fatale qui nous aurait valu une flopée d'émissions spéciales et la diffusion de l'immortelle "Allumez le feu" en boucle sur les radios.
Pour Afflelou, le rachat d'Optic 2000 est différé.

A Hadopi, Hadopi et demie.
On sait combien l'UMP s'est acharnée à faire voter cette loi qui sanctionne surtout des lampistes, les pirates organisés ayant tous les moyens de passer au travers de ses filets.
Le cocasse, c'est cette plainte déposée par la Star Académie (car, eux, n'écrivent pas "academy) québécoise qui attaque les jeunes "populaires" (oui, je sais...) pour plagiat.
Ceux-ci auraient demandé une autorisation qui leur aurait été refusée, pour ensuite passer outre.
Petits voyous !

Enfer carcéral.
Notre douce France, c'est officiel, détient enfin un record, celui du niveau de suicide en prison le plus élevé d'Europe.
On croyait que Rachida Dati avait à cœur d'humaniser le système pénitentiaire français.
Rassurons-nous : Mme Alliot-Marie va sans doute nous arranger ça.

BESSON, mais pas trop.
Notre sémillant Ministre de ceci, de cela, et de je ne sais quoi d'autre, est à l'honneur aujourd'hui : les appels à l'arrêt des débats sur l'identité nationale (qui tournent au "haro sur les basanés") se multiplient, y compris venant de personnalités de la droite républicaine.
De plus, une dizaine d'afghans vient d'être expulsée vers sa douce contrée d'origine.
Ces personnes (oui, ce sont des personnes comme vous et moi !) se consoleront-elles de constater que, fusil-mitrailleur à l'épaule, elles vont pouvoir y croiser des représentants de notre "civilisation" ?

Concernant M. Besson, J.François Kahn se serait fait gronder par F. Bayrou après avoir lancé dans une réunion du Modem au sujet du félon : "...hier béat devant Jospin, aujourd'hui Déat devant Sarkozy".
Informons les élèves de Terminale S, qui, sans cela, ne le sauraient jamais, que Marcel Déat fut, avant guerre, socialiste, avant de devenir l'un des plus farouches partisans de la collaboration avec l'Allemagne nazie.
Rappelons-nous également, que l'un des organes de la presse collaborationniste avait pour titre "La Gerbe".
C'est de saison.


Johnny va mieux : il ressort tout neuf de clinique !
-Photo extraite du film "Les diaboliques", d'Henri-Georges Clouzot (1955)-

mardi 15 décembre 2009

Illusions

Mouvement perpétuel


Sauvage agression


Etre Frrrrrrançais I Action Discrète

Pour la charmante Nadine Morano (et non Nadine Bébec) :  "Ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, c'est qu'il trouve un travail, c'est qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers".
Pour le groupe "Action Discrète", c'est un peu différent :


lundi 14 décembre 2009

Qui sème le vent...













 -AFP-

Pelles pas tartes

Dans un demi-sommeil j'entendais ce matin à la tsf des réactions de jeunes cons devant un "kiss-in" parisien.
Un "kiss-in", ça n'a aucun rapport avec l'admirable pianiste franco-russe.
C'est la rencontre, programmée d'avance, d'un grand nombre de personnes à un endroit déterminé où elles s'embrassent le + fougueusement possible.
Là où ça se complique, c'est qu'en l'occurrence, ce "kiss-in"-là, était "gay", homo quoi.
Imaginez la réaction de jeunes rouleurs de mécaniques se trouvant nez à nez -façon de parler- avec une centaines d'hommes de tous âges en train de se rouler des pelles goulûment : comme celles, entre personnes de sexe opposé, disait-l'un des participants, que l'on a couramment sous les yeux dans le métro, au cinéma, sur les bancs publics, bancs publics (oui depuis Brassens, "bancs publics" s'écrit toujours redoublé).
Si on lit bien les motivations de l'opération, décrites sur le site du magazine Têtu, les "gays" (j'en sais de fort tristes, jeunes, qui se suicident en France profonde) ont trouvé cette manière pour revendiquer leur visibilité et, vu qu'un homo, c'est pas fabriqué pareil qu'un hétéro (je ne parle pas de l'enveloppe, bien sûr), pour faire savoir que eux, les homos, tolérants, ne sont pas "choqués" par les patins que se galochent sans vergogne les couples dits "dans la norme".

Seul le nombre a empêché, je suppose, les lascars présents lors de ce petit happening, de passer de l'insulte classique (pédés !) à la violence physique.

A chacun de voir, en son for intérieur, s'il préfère un baiser passionné à une "baston" généralisée.

Bon, allez, éloignez les cons, j'insère :


samedi 12 décembre 2009

Eric Palace au Théâtre Antoine (ou le contraire)

Tous les lundis de décembre à 8 heures (du soir).

Fred et les p'tits merdeux

Lipdub (brouillé)

La Légion d'Honneur du mois est décernée à...



Eric Cantona*, ancien joueur de football.

La légion d'honneur, il faut le savoir, doit être sollicitée.
Contrairement à "l'inventeur de la mouche qui pète", ce ne doit pas être la tasse de thé de Cantona.

* Pour cette prise de position :  clic

Nanananana !

vendredi 11 décembre 2009

L'espoir fait vivre

Comme autrefois le "ciel" de Louis Garrel, extrait de la b.o. des "Chansons d'amour", j'aime écouter cette chanson depuis mon baladeur sur le parcours qui me mène de Strasbourg-St Denis au Caveau, sur la rampe du boulevard St Martin.
C'est un extrait du double-album ; qui m'impulse une allure alerte.




"J'entends la colère qui gronde."

Cette phrase au parfum révolutionnaire est extraite de la chanson de Luc Plamondon, hymne de la Star'aque québécoise, sur laquelle nos ministres agitent les lèvres et grotesquement leurs corps dans un clip désormais célébrissime.
Je ne reviendrai pas sur ce play-back qui défraie la chronique depuis hier.
Il est possible que tu entendes la colère qui gronde (il était temps !), ami "jeune populaire" ; mais vois-tu le ridicule qui tue ?  

Sinon (rien à voir quoique...),j'ai lu sur la vitrine d'un "institut de beauté" l'accroche suivante :
"soin regardifiant".
Comme le disaient les "Inconnus", j'en suis encore tout bouleversifié.

Chasser le ridicule et le grotesque autour de nous va devenir éreintant.
La mickaëljacksonisation actuelle autour de Johnny, idole de la nation toute entière (car tout le monde aime Johnny et tout le monde aime le foot) en procède qui fait l'ouverture de tous les journaux-télé depuis deux jours.
Le ton est dramatique, à tel point qu'à chaque fois mon cœur (requinqué, je rassure les potes) cesse de battre, car on s'attend à une fatale nouvelle tant le ton des journalistes envoyés là-bas spécialement se veut dramatique.

Le discours de Sark en Alsace (à huis-clos, pourquoi ?!) lui a permis de resservir sa vieille vanne le posant en "d.r.h. du Parti Socialiste".
Les courtisans se sont crus obligés de se taper sur les cuisses, feignant d'oublier que c'est la troisième fois que Nicolito sort cette blague éculée (et je suis poli).

Le même Nicolas a remis la Légion d'Honneur à Dominique Farrugia*.
Si !
On veut tous la même !

* Pour nos plus jeunes lecteurs :Dominique Farrugia fut, des "Nuls", le seul nul authentique.
Il produisit (réalisa même !) d'impérissables navets (dont aucun, cependant, ne "fit" 20 M d'entrées), et dirigea la prestigieuse chaîne "Comédie".
Ca vaut bien la rosette, non ?
Ah, j'oubliais : ce monsieur fréquenta assidument les "one-man-show" de Sarkozy lors de la campagne pour la présidentielle de 2007.




Bientôt les soldes !

jeudi 10 décembre 2009

Footage de gueule


Professeur Rollin


Quel plaisir de voir les vieux copains en leur tendre jeunesse !
Cultissime, forcément cultissime.

Fantaisie impromptu I Yundi Li

Ce Chopin-là est le cheval de bataille d'une multitude d'apprentis-pianistes.
C'est dire si on lui en a fait voir de toutes les couleurs.
Je l'ai même entendue récemment en sonnerie de téléphone mobile !
Ici, jouée par Yundi Li, elle est jouée exactement comme je la conçois, sans affèterie, sans romantisme clinquant.
Il se dit que Chopin détestait cette œuvre.
Nobody is perfect.



Sur "Piano en mode Majeur", que je délaisse actuellement faute de temps, j'ai mis un autre méga-tube de Fred par le même interprète : comme quoi les œuvres immortelles sans cesse se renouvèlent...

Cantona : qu'est-ce qu'être français ?

Ce sujet est tellement con que j'évite de l'aborder ici.
Eric Cantona en parle avec un humour froid et cinglant.

Une "tradi" ?

Vous penserez sans doute que je m'acharne sur ces pauvres boulangers et en particulier sur leurs épouses préposées à la vente des produits "maison" (pas toujours !).
Outre qu'il est toujours aussi dégueulasse de refiler au client du dimanche soir une "tradi" (baguette de tradition) sans relief qui a vraisemblablement passé des heures dans un congélateur (avant, on vous offrait le pain s'il avait été congelé, si !) et qui s'avèrera dure comme du béton le lendemain matin, les griefs ne manquent pas contre ces gens qui ont largement profité de l'arrivée de l'euro pour se gaver, leur spécialité étant l'augmentation des tarifs au retour des vacances d'été.
Mais il y a une autre raison de maudire ces artisans qu'un peu d'humanité, de charité chrétienne (nous sommes tous chrétiens, c'est notre grand président qui l'a dit), revaloriseraient aux yeux de leur clientèle : qui eut un jour cette idée à la con, pour faire "à l'ancienne", "d'autrefois", "d'antan", "du terroir", j'en passe et des plus cons, de napper tout pain sortant des fournils (baguette "ordinaire" même-pas -de-tradition exceptée) d'un nuage de farine destiné sans doute à faire "plus authentique" ?
Ah, maudits soyez-vous, mitrons de pacotille qui nous laissent agacés tapotant de la main nos frusques enfarinées d'une poussière sournoisement tenace.
Allez, arrêtez votre cinéma en mode classicisme frelaté, virez votre farine, arrêtez de vendre du pain décongelé, des galettes des rois début décembre et des chocolats de Pâques en février, de vendre la demi-baguette plus cher que le prix de la moitié d'une baguette (nouvelle mode parisienne !).
En résumé, cessez d'apporter sans relâche de l'eau à mon moulin.


- Karin Viard boulangère dans "Paris" de Cédric Klapisch (2008) -

mercredi 9 décembre 2009

Un acteur




Du "Péril jeune" (1995) à "Persécution" (2009), Romain Duris, 35 ans, 35 films à son actif, dont beaucoup de très bons.


Persécution I Chéreau

L'arrivée d'un nouveau film de Patrice Chéreau, c'est toujours un événement.
Ils ressortent aussi en (double) DVD L'homme blessé et Intimité.
Ce qui n'est pas rien.

mardi 8 décembre 2009

A la bourre, le Syl. !

Comment ai-je pu oublier d'insérer ici la formidable chronique de François Morel de vendredi dernier ?
Je répare donc :

Doigts des femmes, doigts de l'homme !

Envoyée par Paul Adam, une image qui devrait faire le tour du monde...
mais qui n'est qu'un excellent montage selon plusieurs sources.

lundi 7 décembre 2009

11 ans après Copenhague


Publicité affichée par Greenpeace à l'aéroport de Copenhague !


Détail.

Allez les vieux !

Queen, c'est rock and roll !

Lobotomies officielles

Dans un nouvel accès de réformite aiguë, voilà que la bande à Sarko veut supprimer l'étude de l'histoire-géo pour les terminales scientifiques.
Je ne comprends plus : on nous bassine avec l'identité nationale, on bombe le torse en citant Jaurès, Guy Môquet et autres figures de l'Histoire, et on veut priver nos potaches de la connaissance de ce qui, justement, peut rassembler un peuple autour de son passé, glorieux ou honteux selon les périodes.
Déjà, si vous demandez autour de vous pourquoi le 11 novembre et le 8 mai sont jours fériés, on vous répondra que c'est pour permettre à Castorama ou Ikéa d'ouvrir leurs portes ces jours-là.
Apprendre l'histoire, c'est comprendre de quoi est faite cette chose qu'on appelle "l'humanité" qui n'est pas qu'un journal quotidien plus lu.
On vit un moment de l'histoire, justement, formidable : on a la gauche la plus maladroite du monde et la droite la plus gauchement idiote du monde.
J'ai le pied droit qui me démange.


Les ravages de la guerre froide.
-Tableau de David Pujadasse-