Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

vendredi 31 juillet 2009

S'envoler

"Là-haut" : vraiment très haut !

Il y a bien longtemps qu'un spectacle cinématographique - car c'en est un, et quel spectacle !) ne m'avait procuré autant d'intense plaisir.
Avec ce "Là-haut", bien traduit de l'anglais 'Up", l'association Disney-Pixar donne un fois de plus la preuve de la qualité de ses productions, qualité qui ne cesse de croître de film en film.
A voir absolument dans les salles équipées en numérique 3D, le film de Pete Docter et Bob Peterson rassemble tout ce qui fait la magie du cinéma : tendresse, poésie, action, gags, comme jamais réunis pour un spectacle total.
Dès les premières secondes, magie de la 3D, ayant chaussé nos lunettes x-pand (3 € de location en sus du prix d'entrée), on plonge dans l'émerveillement, les personnages sont là, au plus près des spectateurs, qu'on a envie d'étreindre ou de gifler (les personnages, pas les spectateurs, quoique la bouffeuse de popcorn à côté...), on s'élève dans les airs, se précipite dans les gouffres, s'étonne que la pluie ne nous mouille pas, on donne du "oooh" et du "ahaah"
Bref, on a 10 ans.
Chapeau !

jeudi 30 juillet 2009

On ne se mooooooque pas !

mdr, comme on dit :

Nouvelles du front (et des maxillaires...)

Le Sempatap (voir billets précédents) est arrivé et les ouvriers redoublent de diligence pour me sortir au plus tôt de ce cauchemar.
Les effets de l'extraction de dent de sagesse sont moindres que prévus : les toubibs prennent toutes sortes de précautions et prévoient toujours le pire quand, tel votre serviteur, leur patient est sous "anticoagulants".
Bref, l'hémorragie hypothétique annoncée n'a pas eu lieu et je viens de me délecter d'une salade de penne de l'ami Yannis.
Demain midi, fête spéciale "pissaladière" chez le même Yannis avec Majax (un mec magique) et un douanier qui n'est pas Rousseau.
Mon moral repart vers le haut après entretien avec ma chère tabacologue, car j'ai craqué en crise de stress, ce qu'elle considère comme un incident de parcours, alors que je lui parlais de "rechute".
Exceptionnellement, je parle beaucoup de môa ces derniers jours ; un copain me disait d'ailleurs au téléphone "je ne vois pas pourquoi t'appeler alors que j'ai des nouvelles de toi par ton blog".
Cela dit, je constate toujours que ce sont les amis qui se proclament tels qui viennent ici le moins souvent possible.
Je vais donc renvoyer à leurs messages des sms préfabriqués avec la mention : voir blog !

Gaffe à l'infarctus, Dustin !

mercredi 29 juillet 2009

Mol effroi

Ceci est un échantillon de Sempatap (R) : c'est une mousse en truc machin-chose, avé un revêtement dessus qui se peint...

J'ai dû faire provision ce matin de hoummous, de cottage cheese (fromage de petite prairie devant maison à colombière) et compotes diverses...
Mon bourreau (je plaisante, j'ai pas eu mal après !) m'a prescrit pendant quelques jours de manger "mou et froid".
Pendant ce temps, mon ami Eric m'envoie un lien vers le site officiel du... pan bagnat !
Envie de stranguler grave.

Si j'étais le chef de l'état, j'aurais une nuée de paparazzi sous mes fenêtres.

Le sempatap manquant n'est pas arrivé.
C'est ce revêtement mural génial qui va recouvrir les murs de mon salon afin d'obtenir le meilleur son possible pour la pratique du piano et de mon cinéma-maison.
Les ouvriers ont commencé pour ensuite s'apercevoir qu'ils n'en avaient pas commandé une quantité suffisante.
Maintenant, le produit tarde à entrer en stock.
Je suis donc toujours confiné dans ma chambre.
Après les deux séjours divins que je viens d'effectuer, j'ai l'impression d'être à la Santé.

Ouille !


Ca devient un "marronnier" : cette année, en juillet aussi, une dent de sagesse en moins avec les dégâts inhérents.
Heureusement que j'ai fait le plein de tendresse avant.
Bref, je n'arrive pas à avoir de l'humour ce soir.
A demain, si j'en retrouve un peu.

lundi 27 juillet 2009

samedi 25 juillet 2009

Ha ha ha, hi hi hi hi, ouh, wouaf, dugudu (et j'en passe).

C'était hier soir au cinéma.
Je suis allé voir Bancs Publics (appelé également Versailles Rive Droite, car ça se passe à Versailles sur la rive droite) dans une salle mouchoir de poche de Gaumont.
J'ai failli apprécier le film, poétique, amusant, doté d'une distribution à faire pâlir le premier "Musée haut, musée bas" venu ; j'en fus empêché par, me croirez-vous, une ambiance particulière dans la salle obscure : je fus alerté dès les bandes-annonces par une spectatrice gloussant pour un oui ou pour un non ; et plus souvent pour un non d'ailleurs.
Pendant le film de Monsieur Podalydès, pas mauvais du tout sans doute, l'assistance était secouée d'éclats de rires des plus sympathiques qui me firent penser à ces rires de complaisance qui ponctuent les spectacles d'apprentis-comédiens qui ont "rempli" avec des copains.
Ce fut la première hypothèse que je formulai tandis que la salle redoublait de rigolades au moindre froncement de sourcil du moindre protagoniste.
Je cherchai vainement ce qui pouvait déclencher ces bouffées d'hilarité, même si quelques répliques et le jeu de certains acteurs pouvaient provoquer quelque accès de bonne humeur.
Me posant quelques questions sur ma santé mentale, j'envisageai même une farce, une sorte de Surprise Surprise dont j'aurais été la victime !
Je changeai de rang subrepticement, me retrouvant nez à nez avec Catherine Deneuve, sa fille Chiara, Chantal Lauby, Pierre Arditi et autres vedettes s'animant, plaisamment certes, sur la toile perforée.
Je sortis convaincu que je m'étais retrouvé en pleine réunion d'une secte, les podalydéistes, animés de la foi du charbonnier, fanatiques parfois, unis dans la même vision optimiste de la vie en septième art.
Heureux le réalisateur qui peut provoquer pareille séance de dérouillage collectif de zygomatiques.
Je reste pour ma part agnostique.

Mâtin, quel castingue !

Famille, je vous aime

C'est un pièce de théâtre qui s'intitule "Traitement de choc".
Les deux rôles principaux sont tenus par une certaine Delphine Depardieu et Paul Belmondo.
Ca se joue au théâtre des Nouveautés, une salle spécialisée dans les grands classiques (Ma femme est folle, Ma femme est parfaite, Ma femme est un homme, etc).
Il y a une espèce de pathétique désespérance à vouloir attirer le chaland avec des "noms".
D'autant que "Traitement de choc" est déjà le titre d'un film avec... Alain Delon.

Weekend de rêve

vendredi 24 juillet 2009

L'ennemi public

Bien sûr, en redondante vieille lune pour qui s'est habitué à me lire, j'entonne à nouveau mon refrain "pourquoi un titre anglophone quand la traduction en français est évidente ?".
Ce snobisme ou plutôt cette arme de marketing m'irrite au plus haut point, surtout dans ce pays connu pour sa faiblesse en matière de pratique des langues étrangères.
Passons.
"L'ennemi public" (titre original "Public enemies", j'en pouffe !) est un film de Michael Mann avec Johnny Depp, Christian Bale, et Marion Cotillard dont le succès pour "La môme" semble avoir eu d'heureuses conséquences sur sa carrière américaine.
Mann est un réalisateur de films d'action intelligents (ça existe) auquel on doit notamment Collatéral et Heat qui n'ont pas non plus de titre français et pardon pour l'accent aigu gaulois sur le "e" du premier, mais je m'égare encore.
On me disait encore hier après-midi : "tu vas adorer ou détester".
L'avant-veille j'avais eu droit à une critique argumentée de la part d'un jeune cinéphile qui se plaçait résolument sous l'angle de la facture cinématographique.
Oui, beaucoup de gros plans, mon ami, et des armes qui crachent un feu de cinéma à vous décoller la rétine ; mais aussi un scénario parfaitement maîtrisé, des acteurs d'exception et une mise en scène "au rasoir" (dont un travelling arrière mémorable sur une rue grouillante qui n'est pas sans rappeler "Il était une fois en amérique" de S. Leone) et une exceptionnelle photographie.
Passionnant de bout en bout, chassant certes sur les terres d'illustres prédécesseurs (on pense au vrai "Scarface", celui d'Howard Hawks), cet "ennemi public" conte l'histoire d'un brigand bien-aimé à la Jesse James, dont le fait de laisser leur argent aux déposants lors de chaque holdup fit un héros populaire.
L'histoire d'amour sous-jacente donne au film de Mann une couleur romantique jamais surexploitée, crédible d'autant plus que Marion Cotillard est excellente dans le rôle de Billie Frechette, maîtresse passionnée du gangster le plus recherché d'Amérique.
Christian Bale, lui, continue une carrière sans erreur en Melvin Pulvis, "fédéral" acharné à la capture d'un Dillinger auquel Johnny Depp prête ses traits... quasiment méconnaissables tant l'acteur habite son personnage : immense comédien "de composition" comme on disait autrefois, Depp crève un fois de plus l'écran à mille lieues du pirate Jack Sparrow de réjouissante mémoire.
Etrangement touché par la grâce, violent et tendre à la fois, en fureur de vivre affirmée, cet "ennemi public" est tout simplement un très grand film.

jeudi 23 juillet 2009

SDF

Me voilà à la rue pendant les travaux de rénovation de mon salon.
Fort heureusement, un ami compatissant accepte de me supporter quelques jours dans son neuvième arrondissement, une ville étrange appelée "grands boulevards" où les senteurs de sandwiches grecs le disputent au "restaurant franco-orientale" (sic) ; mais à deux pas se trouve le Max Linder, et ce soir Johnny Depp "actera" pour moi sur son écran géant.

Vaste (et paisible) étendue d'eau

Il y a eu quelques jours de paix et d'amitié à quelques pas d'un beau grand lac ; de la musique, de la tendresse, des rires et des trésors qui ne se "bloguent" pas.

Position favorite de l'élève pianiste en juillet.
Photos SylGazette à Menthon Saint Bernard près Annecy.

Diététique de saison.

mercredi 15 juillet 2009

Hit Parade année lunaire

En juillet 1969, "Pardonne-moi ce caprice d'enfant" de Mireille Mathieu est n°1 au hit-parade de RMC.

Des assassinats silencieux


C'est bien connu, la période des vacances scolaires est la plus pratique pour faire passer des lois scélérates.
Ainsi vient de passer sans problème la loi sur le travail du dimanche : c'est une loi très con mais aussi totalement inique qui sera certainement retoquée par le Conseil Constitutionnel ; mais, en attendant, c'est toujours un effet d'annonce de pris.
Vous lirez avec intérêt je pense, à ce sujet, l'excellente (comme d'hab.) chronique de Schneidermann dans Libération, et donc ici : clique donc !
Et donc, non seulement, comme chaque année, le pouvoir enfume les gens pendant l'été, mais de plus, il en profite pour lancer les grandes manœuvres pour la réélection du mari de la chanteuse en 2012 comme le proclame Médiapart en une de la dernière édition lue.
Même s'ils sont très bons chez Médiapart, on s'en serait aperçu en voyant l'émission qu'un certain Malar (transfuge de France3, si je ne m'abuse où ça se voyait déjà qu'il était de droite*) a consacré au président de l'encore-République en ce weekend de 14 juillet.
J'en ai regardé 4'37" ne sachant trop si je devais hurler à la mort sur le balcon ou m'esclaffer bruyamment devant cette succession de courbettes à faire verdir de jalousie un "journaliste" de la télévision nord-coréenne.
Ça flingue donc à tout va en ce beau mois de juillet sur les acquis sociaux qui bougent encore, sur la liberté d'expression, sur l'indépendance du "service public" (wouaf !), j'en passe et des pires.

Comme personne ne me demande mon avis sur "l'affaire Orelsan" (enfumage encore, tiens !), je m'empresse de le donner ; comme ça on n'en parle plus : c'est donner trop d'importance à ce pauvre type (après tout, des comme lui, y'en a des tas) que de lui interdire de se produire.
Comme à l'époque où, débat sur la peine de mort faisant rage, Julien Clerc avait répondu à Sardou qui chantait "Je suis pour" par la bouleversante chanson "L'assassin assassiné", qu'attendent nos troubadours pour répondre par une chanson de qualité à ces couplets minables et insupportables écrits avec les pieds ?
Ça éviterait à des gens estimables de dire des conneries (et il en sort des deux côtés !) et le talent, le vrai, aurait sans doute le dernier mot comme ce fut le cas dans l'affrontement précédemment cité.
Le bénéficiaire de tout ça, pour l'instant, c'est ce gars qui doit se frotter les mains de plaisir au vu de la publicité qui lui est faite.
Que des gens aillent l'applaudir à La Rochelle ou ailleurs, c'est leur affaire.
Mais je les plains.

*Monsieur Malar vient d'ailleurs de déclarer "je ne suis ni de gauche, ni de droite" ; qu'est-ce-que je vous disais ?

Clin d'oeil


A chanter sous le soleil qui, ce matin, inonde la capitale.
Cadobonus : un extrait de "La famille Trapp en Amérique" :

(Bonne) Humeur


Ravel : Jeux d'eau - Vlado Perlemuter, piano.

Et par S. Richter :

(Mauvaise) Humeur


Sans compter les risques de transmission des grippes en vigueur.
J'estampille d'un "lu et approuvé".

mardi 14 juillet 2009

Réclame

Grand jeune pianiste

Essentiel

Contrairement à ce que je prétendais ici le vendredi 7 septembre 2007, pour réussir une authentique "saltimbocca alla romana", il faut déglacer la poêle au "marsala" et non au vin blanc.
Bon, allez, si vous n'avez pas de marsala...

Pales

Vu que nous sommes le 14, demain nous serons à la mi-juillet.


La matinée a commencé dans les meilleures conditions ; un ciel bleu-azur sans le moindre moutonnement, une température idéale qui te permet la petite veste de saison pour aller chercher les croissants "nature" (sans beurre) dont l'image nous assaillait depuis que l'on était lentement sorti des brumes qui préludent au réveil.
On est remonté guilleret, on a préparé le caffè-latte rituel, mis dans le lecteur de cédés les sonates du padre Antonio Soler par Luis Fernando Pérez, ce pianiste espagnol qu'on entendra d'ailleurs en août à La Roque, mais dans Albeniz, (heureusement qu'il reste des pianistes là-bas pour jouer les compositeurs ibériques) et savouré ce début de journée sans hystérie en ce village de Paris déserté par la majeure partie de ses habitants partis pour le long ouikende de la fête nat'.
Insensiblement, le ronronnement perçu d'une oreille molassonne s'est rapproché, devenant vrombissement ; dans Apocalypse Now, revu tout récemment, la célèbre séquence de la Walkyrie fait cracher leurs watts aux enceintes surround de mon hyper-mega-over install qui resta hier soir plus discrète pour une (re)vision d'Il Bidone de Fellini.
Dans un film, les hélicos, c'est vachement bien ; ça vient du fond du salon, de gauche, de droite, du centre et, depuis Coppola, les réal. amerloques en balancent quand ils sont à cours d'imagination, ce qui arrive fréquemment.
Mais au dessus de mon immeuble, un matin à la fraîche, ça énerve passablement.
Je ne sais plus où j'ai fourré ma Kalachnikov ; attendez que je la retrouve et va y avoir des absents à leur défilé.

*

Je vous mets une photo d'un sacré acteur, Philip Seymour Hoffman, vu dans une série d'excellents films, car le gars sait choisir ses rôles et quand il est dedans, il assure vraiment.
Bref, ce monsieur, est l'un des meilleurs actuellement.
Je l'ai vu dimanche dans ce film formidable au sujet duquel un jeune lecteur m'adresse, trépignant, une injonction de le chroniquer ici.
Si mon jeune (de moins en moins) lecteur lisait cette gazette avec toute l'attention qu'elle ne mérite sûrement pas, mais, bon, c'est une autre histoire, il admirerait avec quelle subtilité je tourne autour du pot : j'instille des indices qui vont conduire fatalement à l'explosion, à l'exaltation, au feu d'artifice (ouais, bon) final !
Oui, mon garçon, le film est géééééééééééééééééééniaaaaaaaaaaal, hormis le dernier quart d'heure où j'ai craint un instant qu'après tant de "tubes" formidables, on ne nous balance du Céline Dion.
Et j'y viens, bien sûr.
Mais pas tout de suite : une "Alouette III" vient de se poser sur le balcon.

Et des Fritz, en plus ; au secours !


lundi 13 juillet 2009

Hit Parade (et dédicace)



14 juillet à NY

Alain Denneulin,un vieil ami, organise chaque année dans son restaurant new-yorkais un "spécial Bastille day".
Ce doit-être très couru.

POUR LES FANS DE MICHAEL !

dimanche 12 juillet 2009

MAESTRO !

Avoir composé les musiques de "On the town" et, entre autres, de West Side Story, avoir joué Brahms et autres petits musicos avec Glenn Gould, avoir donné des dizaines de concerts rigolos pour faire découvrir la musique aux enfants en mode Beethoven ou Stravinsky, moi je dis que ce Leonard Bernstein était une manière de génie, quoi.
Peut-être pas un aussi grand génie que Michael Jackson, mais presque.

*
Soirée musique au SylPalace hier, avec un public restreint mais passionné (on était trois).
Pour commencer, sandwiches divers et merguez (une moitié pour moi qui n'ai pas trop le droit) arrosés de 7Up-light et de côtes roannaises (pour moi, car c'est autorisé), car on avait pas de temps à perdre avec un vrai dîner.
Ce qui nous a permis de voir sur écran presque géant Samson François dans Grieg et Ravel, Lugansky complètement stupéfiant enregistré à La Roque d'Anthéron en 2002 et Michelangeli en noir et blanc ; et le même en couleurs, habillé en semi-hippie très 70's (ce qui fit hurler un adepte (16 ans d'âge) de la queue de pie en uniforme pianistique !).
En attendant que la Star'Ac reprenne, on occupe ses samedi soirs comme on peut.


Bon allez, bon weekend, et bonne commémoration du 14 juillet 1789.

Light Stop-Motion from Felipe Vincensi on Vimeo.

samedi 11 juillet 2009

Pour se faire la voix...



Excellent au réveil.
Plus sérieusement, j'aime ce chanteur (baryton) dont je viens de me procurer le "Macbeth" de Verdi.

Sur les murs de l'Italie occupée par les autrichiens, on "tagguait" de nuit : Viva VERDI.
Qu'on pouvait lire aussi : Viva Vittorio Emmanuele Rei D'Italia., au nez et à la barbe de l'envahisseur.
A ce sujet, le film de Visconti "Senso" sort enfin en DVD en septembre.
Vous m'en mettrez trois ou quatre.

Fucking Hell

C'est ce qui m'a le plus impressionné lors de ma courte visite à la Biennale : ces maquettes contenant de minuscules figurines qui retracent un imaginaire châtiment des nazis dans un climat à la Jérôme Bosch.
Les deux auteurs sont Jake et Dinos Chapman.
Remarquable travail ; et quel talent !
(Il faut bien avoir à l'esprit que chaque personnage est une figurine à peine plus grosse qu'une allumette !)

Trop honnête pour être poli


Posés ça et là dans la caffèteria de la Biennale de Venise, ces Lions de St Marc de glace.
J'aurais pu facilement en subtiliser un.
J'ai dû me dire que leur dissémination en ce lieu le situait mieux que toute autre chose.

Regarde bien, l'auteur des photos est caché dans cette page !

Tri(e)ste

"De cette gare durant les vingt mois d'occupation allemande (de 43 à 45) partit la majeure partie des convois de la mort italiens vers les camps d'extermination nazis.
Pour se souvenir des victimes pour toujours, l'association ADPPIA appose cette plaque le 8 septembre 2003."

vendredi 10 juillet 2009

Kouchner et les yoghourts pas bulgares

Parlant de la (grave) crise en Chine sur France Info, notre ministre des affaires étrangères ne semble pas connaitre grand chose de l'ethnie ouïghour.



Sinon, sur France Inter, on a assisté toute cette semaine à un défilé de ministres, le dernier, ce jour, étant Xavier Darcos.
A l'auditeur qui le lui faisait remarquer ce matin, le journaliste-remplaçant Pierre Weill, à nous imposé chaque été, répondait avec aplomb : "je n'ai pas de leçon d'objectivité à recevoir de vous !".
Tout est dans cette réponse.

Quel est le plus beau film du monde ? (53)



Two Lovers est un film de James Gray sorti en novembre 2008.
Les principaux acteurs sont Joaquin Phoenix, Gwyneth Paltrow et Vinessa Shaw.
C'est une histoire d'amour.
Il y eut en France un très beau film de Claude Sautet qui s'appelait "Une histoire simple"...
Aussi.

Bzzzz !

Foto (c) Raoul Piaggio pour SylGazette

jeudi 9 juillet 2009

Bohème

Ensemble pour toujours


On jette ensuite la clé dans le canal (Trieste)
Photos (c) Jean Vachette pour sylgazette

Diététique

Gnocchi al goulasch.
Entrée, fromage et dessert déconseillés.
Foto (c) Nino Panzani pour la sylgazette

Viva la musica !

Vitrine à Trieste
Foto (c) Julien Clergue pour the sylgazette

... ma non sono italiano.

La seule personne parlant notre langue que j'ai rencontrée à Trieste est le serveur noir d'un restaurant, un garçon originaire du Sénégal.
C'est lors de ma deuxième visite que nous nous sommes parlés dans la langue de Barbelivien.
Il me dit alors que la veille, il avait pensé que j'étais un français vivant en Italie tant je m'exprimais correctement et quasiment sans accent.
Je crois que ce petit don pour la langue de Dante provient de ma jeunesse antiboise et de la proximité avec la frontière ; la pratique musicale y est aussi sans doute pour quelque chose, dont tous les termes en matière de nuances et de mouvements s'expriment dans cette langue, la plus "musicale" au monde ; ont compté également ces vagues de jeunes italiens déferlant à Juan-les-Pins en juillet lorsque j'officiais au Voom Voom ; et surtout une réelle passion pour la culture de la péninsule.
Mais le premier qui m'appelle Silvio...

mercredi 8 juillet 2009

Caraochetto !


Toi aussi, chante le bel-canto !

"Mon âme est à Trieste" (J.Joyce)



Trieste est une ville d'écrivains.
Leurs effigies jalonnent la cité.
On peut ainsi suivre le parcours habituel de Joyce, de la maison où il habitait jusqu'à son café préféré, car Trieste, siège de la fameuse maison Illy d'ailleurs, comptait grand nombre de cafés très "mitteleuropa" comme ceux où l'on s'installe à Vienne ou à Prague.
Il en subsiste quelques uns comme le "Caffè degli Specchi"* où, l'autre après-midi, pour me prouver qu'elle avait fait partie d'une troupe qui avait chanté "a Parigi" avant (ou pendant ?) la 2nde guerre mondiale, entonna un vibrant "O' sole mio" qui fit trembler les vitres de la vieille bâtisse et déclencha une mini tempête dans mon verre de Spritz Aperol.

C'est à Trieste que Joyce commença son Ulysse que l'on dit être le plus grand roman du 20 ème siècle.
Sans savoir que je lui emboîterais le pas, j'avais acheté l'ouvrage il y a quelques semaines.
Ce voyage et les loisirs que me laissent les grandes vacances vont me donner l'occasion de m'y plonger ; et ce n'est pas rien.


*Un snobisme récent consiste chez nous à écrire le mot café avec deux "f" et un accent grave sur le e final.
J'ai noté à Trieste et à Venise que les italiens pouvaient fort bien imiter ce genre de bêtise commerciale : beaucoup enlèvent un "f" et aiguisent l'accent final.
Retour à l'envoyeur, donc.

Caffè degli Specchi
sur la "Piazza dell'Unita", sans doute l'une des deux ou trois plus belles places d'Europe :
elle plonge quasiment dans l'Adriatique.
à suivre.
Photos (c) David a 1000 tonnes.

Houpse 2

J'ai oublié d'intercaler ça : c'est la sortie de la gare Venezia SL.
C'est beaucoup plus joli, admettrez-vous, qu'une arrivée Gare de l'Est.


Images Steven Jeumontagne

Plume

On peut agrandir en cliquant sur le texte.

Houpse !

Ce n'est pas grand chose, mais quelques images animées manquaient dans mon tout premier billet sur l'arrivée à Venise par voie ferrée (j'étais parti de Trieste deux heures auparavant).
Je les ai insérées ce soir .
C'est mieux d'entendre la voix du chef de train annoncer Venise dans la langue d'Umberto Ecco, non ?
Voir plus avant, donc, le billet intitulé Santa Lucia (c'est le nom de la gare de Venise).

mardi 7 juillet 2009

Hiver précoce


Je suis rentré hier d'Italie où j'ai passé quelques jours dont je raconterai l'essentiel dès demain.
Accueilli par des trombes d'eau le premier jour dans une Trieste aussi mélancolique qu'on me l'avait décrite, j'ai forcément fait une incursion à Venise comme le montrent les espèces de vidéogrammes ci-dessous.
J'ai eu chaud en Italie, il fait presque froid à Paris.
A la Punta della Dogana de Venise, pour cette biennale 2009 d'art contemporain, ce garçon nous accueille, si jeune dans la cité millénaire :

Il voyage en solitaire


Images Clode Lelouche spécialement pour la "Sylgazette".
Son, euh, pas terrible, mais il y avait beaucoup de bruit.

A toi que rien n'étonne :

Santa Lucia



Images Claude Leflou

Veramente noi uniti indivisibili ,vicini , ma irragiungibili

mercredi 1 juillet 2009

Un trésor


Bon, allez, à bientôt !

Faits d'été (je ne me foule pas, là !)

Souvenir du passage d'un membre de l'amicale de la Mimolette, des miettes couleur orange se sont insinuées dans les zones les plus secrètes de mon "coin-repas".
Traque de rigueur balayette en main à venir.

Je vais baisser le rideau de la "sylgazette" très momentanément.
Vous subirez la semaine prochaine mes photos de voyage à Trieste et environs.
J'irai passer une journée et une nuit à Venise qui m'appelle.
Méditez ceci :
"... si l'on n'a pas compris quelque chose dans le tissu de sa propre existence, Venise est la dernière chance pour le saisir et se ressaisir."
(Philippe Sollers in "Dictionnaire amoureux de Venise")

Et, en coup de grâce :
"...Qui la voit (Venise, nda) une fois s'en énamoure pour la vie et ne la quitte jamais plus, ou s'il la quitte, c'est pour bientôt la retrouver, et s'il ne la retrouve il se désole de ne point la revoir ...
(Luigi Grotto Cieco d'Hadria en 1570, éloge en préambule de l'ouvrage cité juste avant)

Dois-je vous dire à quel point j'adhère ?

Grand compositeur

Découvrir les créations de Pierre Gagnaire, chef trois fois étoilé, au Balzac, c'est assister à une représentation du "Trouvere" de Verdi à la Scala de Milan sous la baguette de Toscanini.

Elle est bien bonne !

Maiaiaiaiaiaiaiaiaiaiais oui !