Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

vendredi 30 octobre 2009

"La pente est rude..." (J.P. Raffarin)


-Via Luc Sonzogni -

Mag au Café de la gare, et même pas le trac !

L'UMP au Caveau !


Hier soir jeudi, lorsque nous vîmes arriver Dominique Paillé (photo), porte-parole de l'UMP en mode moins "pitbull" que son collègue Lefebvre, nous nous sommes bien gardés de signaler sa présence à Frédéric Fromet qui s'apprêtait à entrer en scène pour son tour de chant férocement antisarkozyste.
Paul Adam, au courant, lui, s'en est trouvé galvanisé et s'en donna à coeur joie, jouissivement.
A l'entracte, le taulier, Hugues Leforestier, apporta une coupe de Champagne au dépité afin de le réconforter.
Super soirée !

La maison du Docteur Alfred H.



jeudi 29 octobre 2009

Première leçon :


Brouhaha, ah ah ! (et autres automneries).

Hier soir, rentrant du bureau autour de 23 heures 13, j'allumai négligemment ma télé timbre-poste et assistai au spectacle étrange d'un débat opposant notre grand pamphlétaire J.M Bigard, assisté de son nouvel ami Mathieu Kassovitz à des journalistes sous l'autorité (c'est à voir !) d'un Guillaume Durand somnolent.
Les yeux et surtout les oreilles m'en tombèrent prestement, tant l'échange, pas du tout maîtrisé par l'animateur, était rapidement devenu inaudible.
Les deux acolytes, réunis par un effroyable doute sur les attentats qui ébranlèrent l'Amérique le 11 septembre 2001, se livrèrent, Bigard au premier chef car c'est son boulot habituel, à un véritable show consistant à couvrir constamment la parole de leurs contradicteurs.
Ce n'étaient qu'aboiements et formules en mode "sketch" destinés à emporter l'adhésion du "public de télévision" (un métier ?) présent sur le plateau.
Avec succès d'ailleurs, mais l'gars a suffisamment d'heures de vol pour réussir son coup.
Consterné, j'ai repris ma lecture de l'Idiot, cent fois reportée.
Je ne m'endormis qu'à une heure avancée de la nuit, d'où cette tardive publication ; mais "Dosto" m'avait consolé de la basse-cour audiovisuelle, cette arène de la vacuité où viennent se faire mousser des clowns qui se prennent pour des historiens.
Il est vrai que la mode est aux bateleurs et que les vrais penseurs sont dorénavant hors-la-loi.

Au chapitre des consolations, l'autre matin, alors que nous étions, mes élèves et moi, dans la file d'attente pour le récital de Jonathan Biss au Châtelet, il était rassurant de voir deux "d'jeuns" en manteau gris-pantalon slim-"Converse" -, tout ce qu'il y a de plus "d'jeuns" donc, s'amuser, écouteurs de baladeur partagés, à un quizz musical.
Je leur pardonnai bien volontiers de prononcer "Dvorak" tel qu'écrit alors que l'on doit dire "Dvorjak", me souvenant qu'à 25 ans, animateur à FR3 Radio, le réalisateur d'une émission m'avait tancé pour la même erreur de prononciation du nom de l'illustre compositeur de la Symphonie du Nouveau Monde.
Il y a trop de "vieux" qui ont oublié qu'ils furent jeunes.
Que la vie m'en préserve !



Vu qu'un jeune (décidément !) voisin s'est invité à dîner lundi (et c'était bien sympa de décortiquer l'admirable "Lol", film sur les "d'jeuns"), j'ai totalement oublié de regarder l'émission sur El Sistema, la musique au Venezuela.
Fort heureusement, et je vous le signale, c'est rediffusé dimanche prochain... à 6 heures.
franchement, ça vaut le coup de se lever.
Je l'enregistre.

Le rosier "Rochambeau" que j'avais acheté en juin est en pleine floraison.
Y'a plus d'saisons ma bonne dame.
Par là, un extrait du doc. sur El Sistema : clic.

mercredi 28 octobre 2009

Dali, c'est fou !


Un acteur



Al Pacino - Dog day afternoon (Un après-midi de chien) - 1975

mardi 27 octobre 2009

"C'est quoi être français ?" (B. Toussaint, Canal moins)

Ironie, autrefois on aurait appelé ça du "petit nègre".
Ce matin, le même thème était abordé sur Inter ; le journaliste de service préféra poser la question en ces termes : "qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?".
Radio 1 / Télé 0

lundi 26 octobre 2009

Actuellement au "Sentier des Halles"

Formidable !

Bonne nouvelle :





A ne pas manquer si vous êtes à Paris
(et non "sur" Paris à moins que vous ne veniez en hélico ; et encore, là, on dirait "au dessus de").

El Sistema

Un document exceptionnel sur "El sistema" (voir mon billet précédent) ce soir lundi à 22 heures15 sur Arte.
TF1 n'a pu l'acquérir : trop cher !
Idéal pour oublier la bêtise crasse des "supporteurs" de foot des 2 "camps" et leur guerre civile de merde.

Lang Lang

J'ai posté un billet "Lang Lang" sur Piano Majeur (lien en haut à droite).

samedi 24 octobre 2009

Un sauveur ?






 En savoir plus : clic !

Un refuge.




Et si on marquait une pause, épuisés de tout ce vacarme, de cette médi(o)(a)cratie, de ce tintamarre perpétuel, de cette vulgarité outrancière qui règne tout autour de nous en vociférations ultra-fortissimo, en m'atuvismes obscènes tous azimuts venant même, souvent, de sommités dont on attendrait le minimum de dignité, exténués que nous sommes -vous et moi sans doute- de tant d'informations reçues en désinformations subies que nous sommes incapables, par là-même, de trier ; oui, on a envie de crier "pouce !", de retrouver le calme, les vraies sensations et surtout pas le "sensationnel".
Et si on rangeait dans le placard des vanités ces petites "affaires" gonflées à bloc, données en pâture à la sacro-sainte Opinion, ces gesticulations en moulinets de matamores tournoyant dans l'air du temps, faisant du vent, du vent et puis plus rien.

Si l'on prenait le temps -prendre son temps, au fou !- de se poser, de se plonger voluptueusement dans un livre, d'écouter une musique douce, de la vraie musique, pas de celles dont on abreuve les moutons affamés de toujours plus de bruit.
On pourrait même l'écouter en somnolant, la laisser entrer en nous doucement et ce ne serait jamais une obligation, une agression, un viol.
Ce serait un andante de Mozart, mais aussi une mélodie des Beatles ou une ballade de Léonard Cohen.
L'andante pour moi serait le mieux, car sans texte pour me distraire de ma lecture ou de l'écriture, mais chacun ferait comme il le sentirait.

Comment faire entendre aux populations assourdies qu'il existe des musiques célestes qui savent aussi gronder telles des tonnerres de Zeus ou de qui l'on voudra, qui savent caresser, intriguer, désarçonner même, parfois, susurrer, rassurer, apaiser ?

Il faudra sans relâche expliquer, convaincre que, par définition, la musique est l'art de combiner harmonieusement les sons.
Combiner harmonieusement les sons.

Il faudra aussi retrouver le chemin que tracent les mots accolés les uns aux autres, dansant sur les pages d'un objet précieux que notre civilisation de l'amoindrissement a appelé "bouquin".
Pour cela, on devra s'absenter du temps présent, faire le vide en soi, se mettre en disponibilité totale, comme en apnée.
Recevoir ces dons en privilège, cette "littérature", ces autres musiques, est-ce un "travail" ?
Non.
C'est un refuge.

Sauf erreur, l'illustration est de Laura Perez Garcia qui vit au Havre, en France.

vendredi 23 octobre 2009

jeudi 22 octobre 2009

Fructueuse collaboration




Eh toi, là, oui, toi, tu te calmes !

Philadelphia Sound


Grave, la voix, grave !

Affiche


Musical

Automneries

C'est une sale semaine pour notre démocratie, vous savez.
L'expulsion des 3 afghans vers leur pays en guerre soulève un tollé, y compris chez certains députés de la majorité, dont M. Etienne Pinte qui mérite qu'on lui accole un Monsieur qu'il a maintes fois mérité par le passé, notamment lors du vote sur le Pacs.
Monsieur Pinte est un homme d'honneur qui démontre qu'on peut être à droite et avoir une conscience républicaine.
Ce n'est pas toujours le cas pour certains à gauche, suivez mon regard.
Ah, qu'elle est compliquée, cette démocratie.


A Calais - Photo Mathias Depardon -

Hier, excellent document sur Arte (chaîne n°5 le soir, ou n°7 toute la journée si l'on est en adsl, je le rappelle pour ceux qui ne pensent jamais à y aller voir) : ça s'appelait "1946, automne allemand", un documentaire de Michaël Gaumnitz qui est aussi un excellent peintre-dessinateur et qui illustrait le reportage d'époque de l'écrivain suédois Stig Dagerman ; lequel, au cours de cet automne 1946 avait parcouru le pays en ruines.
Le spectacle de désolation rencontré amène à s'interroger sur la notion de responsabilité collective.
En résumé, malgré l'horreur accomplie, doit-on punir toute un peuple sans aucune distinction, d'autant que des responsables nazis -et non des moindres- échappèrent à l'humiliation, participant même, pour certains, aux tribunaux chargés de la "dénazification" ?
De la grande télévision.
Eh oui, ça existe encore.

Ce matin, le porte-parole du PS, Benoît Hamon, était l'invité de Pascale Clark à la radio.
On apprit que le pourfendeur de Frédéric Mitterrand n'avait pas lu le livre de ce dernier ; seulement le passage incriminé disait-il,réprouvé vivement par la journaliste qui lui faisait remarquer que c'eût été la moindre des choses de lire dans le contexte avant que de se joindre à une meute lancée aux basques du ministre par la fille Le Pen.
Le vieil adage "il faut tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de parler" trouvait ici sa parfaite démonstration.
La chronique de Nicolas Rey fut cinglante à l'égard du socialiste.
Et l'on rappela qu'Arnaud Montebourg, encore plus fort, lui, avait nettement fait l'amalgame pédophilie/homosexualité.
Décidément, la civilisation patine.
Martine Aubry, elle, vient de déclarer fièrement "oui, je suis ringarde".
On ne sera pas étonné que les "jeunots" du PS la prennent en exemple, en prenant des positions de temps que l'on croyait révolus.

Je vous mets tout ça en couleurs.
Ça passe un petit peu mieux.

mercredi 21 octobre 2009

Remarquable !

Raconter en 3 minutes.
Impressionnant :

Merci à Mathias Depardon pour le lien.

Vu au cinéma-maison :


"Les raisins de la colère" - John Ford 1940 - d'après John Steinbeck qui jugea que le film était supérieur à son roman !
Il y a un jeune acteur appelé à une grande carrière, Henry Fonda.
Etonnant venant de Ford qui, plus tard, exalta la bannière étoilée dans, par exemple, "La charge héroïque" ; ici un film véritablement "rouge" qui dénonce l'ignominie des nouveaux possédants chassant les fermiers-métayers et leurs famille de leurs terres.
Le film pourrait se transposer de nos jours sur le thème "entreprises fermées et délocalisations".
Actuel, donc.
Essentiel, aussi.

Dépression

- Photo Hugh Kreschmer -

Vivement l'été !

J'aime regarder les filles...

...qui friment en discothèque :

lundi 19 octobre 2009

L'Apocalypse maintenant !

C'était au Festival de Verbier en 2008.
Evgeni Kissin, Lang Lang, Emanuel Ax, Leif Ove Andsnes, Claude Frank, Mikhail Pletnev, Staffan Scheja, et James Levine (que des amateurs, quoi !) jouent à 8 pianos la fameuse "Chevauchée des Walkyries" :

Extrait du DVD "Piano Extravaganza" (RCA)

Réclame (autopromo)

Nicolas Cage

Ça y est : comme on pouvait le prévoir, Nicolas, accompagné de son épouse et de son fils Louis, futur Président du Grand Paris, est allé voir "La cage aux folles" au Théâtre de la Porte Saint Martin, lieu dirigé par le producteur de Johnny et de Sardou.
Dans la pièce, il y a Christian Clavier.
La cage aux potes, quoi.


L'affiche de 1973 (création avec Poiret et Serrault)
et celle de 2009 où l'on notera l'attitude très "prout ma chère" de Clavier.


Automneries (suite)

J'aime bien ces matinées d'octobre où l'on frissonne sous un soleil qui se contente désormais de distribuer la lumière avant le retour annoncé de la pluie.

Ce dernier weekend fut de ceux qui comptent au Caveau de la République où j'étrennais une nouvelle tenue de scène en adéquation avec ma fonction de pianiste-animateur.
On dit que l'habit ne fait pas le moine ; un nouveau costume de scène influe grandement toutefois sur l'attitude de celui qui le porte et autorise de nouvelles trouvailles, confère une démarche différente, une autre manière, ici, d'arriver jusqu'au plateau et de le quitter.
La semaine dernière, nous avons donné sept représentations, signe que la saison démarre vraiment en cette mi-octobre.
Vendredi soir, le public était partagé en deux groupes distincts de deux générations très éloignées ; les humoristes ont dû composer avec cette salle qui réagissait différemment selon la teneur des sketches.
Nikko, artiste très "trash", pour son retour au Caveau, a évidemment touché la partie la plus jeune de l'auditoire ; l'autre partie n'ayant pas en main le lexique indispensable !
Dans ce "métier", la partie n'est jamais gagnée.

L'élection programmée du fils Sarko à l'EPAD fait bien sûr l'affaire des humoristes : il est notable que, quelle que soit la classe d'âge, le grand public est très remonté contre cette dérive.
A mon avis, Lefebvre, dogue assermenté, a tort de plastronner, se félicitant de l'élection du judoka à Poissy dans une circonscription où la droite a toujours fait des scores mirobolants.
Il en tire la conclusion que les "affaires" Mitterrand et Sarko-fils n'ont eu aucun impact sur l'opinion.
Il va vite déchanter.

Le bureau de Pétain s'est vendu aux enchères, atteignant la coquette somme de 23 000 euros.
C'est une association œuvrant pour "la réhabilitation du Maréchal Pétain en tant qu'homme, homme d'état et militaire" (!) qui a acquis le meuble où furent signés, on l'imagine, un tas de décrets plus dégueulasses les uns que les autres.
On sait en outre que ce bureau, réquisitionné, appartenait avant-guerre à une famille juive de Strasbourg dont on a perdu la trace...

Excellente chronique il y a peu de Didier Porte sur Inter.
Il nous informe entre autres que Bataille et Fontaine ont ouvert une "école de télé".
Comme lui, on craint le pire.

La photo ci-dessous (des jeux d'eau à la Villa d'Este) n'a rien à voir avec ce qui précède.
Mais ça console.

dimanche 18 octobre 2009

Un garçon qui se cherche

Info publiée en octobre 2007 sur le site du "nouvel obs" :

Jean, le fils de Nicolas Sarkozy devrait faire ses débuts de comédien en janvier 2008 dans la pièce Oscar, au théâtre du Gymnase, affirme Télé Loisirs sur son site internet vendredi 19 octobre.
Le deuxième fils du président de la République, âgé de 20 ans, devrait avoir pour partenaire la fille de Bernard Tapie, Sophie vue récemment dans la série de TF1, Commissaire Valence.
La pièce, écrite en 1958 par Claude Magnier, a été initialement jouée par Pierre Mondy avant de rencontrer un succès populaire avec Louis de Funès.
La pièce a été adaptée au cinéma par Édouard Molinaro en 1967, avec toujours Louis de Funès dans le rôle principal.

Finalement, c'est le fils Sardou qui intégra la troupe.
Sardou qui chantait "Selon que vous serez...".


samedi 17 octobre 2009

vendredi 16 octobre 2009

Qu'on est bien chez Silvio !


Le quotidien italien La Reppublica ne lâche pas le "cavaliere" et publie sur son son site de nouvelles photos du président du conseil en galante compagnie dans sa demeure sarde.

Monde de rêve

mardi 13 octobre 2009

Offre d'emploi

Cliquez donc sur le texte pour l'agrandir.

Nicolas contre la nomination de son fils !

Aujourd'hui-même :

Biennale Venise 2009

lundi 12 octobre 2009

Modernité

C'est une salle de concerts due à l'architecte Zaha Hadid ; c'est à Manchester où l'on ne fait pas que du foot.
Plus de photos sur mon autre blog (donnez-vous la peine de cliquer sur le lien en haut à droite).

La honte

"J'ai honte des gens qui nous gouvernent."
Vincent Lindon sur le plateau de Cinémas, la nouvelle émission de Serge Moatti sur France 5, à propos d'Eric Besson.
Si ce n'est déjà fait, louez ou achetez mais voyez "Welcome", le film de Philippe Lioret.

Remake

La Nuit de l'Audience : un vrai grand moment de théâtre.

Castello di Miramare

Charlotte, l'épouse de Maximilien de Habsbourg reçoit Elisabeth (Sissi), épouse de François-Joseph
Toile exposée au château.

Lorsque je visitais, cet été, le Castello di Miramare, ce somptueux château construit à Grignano, près de Trieste, par Maximilien de Habsbourg qui devint Empereur du Mexique et y connut une fin tragique, je ne pouvais imaginer que débutaient à Paris les répétitions de la pièce "La nuit de l'audience" actuellement à l'affiche du "Petit Montparnasse".

Ne sachant rien de l'argument de l'œuvre de Jean-Claude Idée & Jean des Cars, j'ai découvert que la pièce se déroulait autour d'une rencontre nocturne entre Charlotte, l'impératrice déchue (Frédérique Tirmont, "souveraine" !) et la "princesse Slam Slam", aventurière américaine (sublime Brigitte Fossey) venue révéler un terrible secret à cette femme autrefois puissante et, depuis plus de trente ans, comme réfugiée dans la folie sous la garde d'un médecin (J.Yves Chilot) et d'une suivante (Christine Guerdon) aux ordres de Leopold II, roi des belges et frère de l'ex-impératrice.

La force de cet acte unique, né d'une idée d'un Jean-Louis Vilgrain passionné d'histoire, c'est, justement, que l'intrigue s'appuie sur des évènements où l'histoire de l'empire austro-hongrois se trouve mêlée à celle de la France dont le corps expéditionnaire dépêché par Napoléon-le-petit (le 3, donc !) se solda, au pays des mariachis, par une piteuse déroute.
La grande et la petite histoire, celle des amours déçues, des tromperies, des intrigues de cour, unissent ces deux femmes si différentes que le destin finit par mettre en présence.

Les deux interprètes principales sont de grandes comédiennes, dans la plus pure tradition théâtrale, héritières des Feuillère et autres grandes demoiselles de l'art dramatique.
Frédérique Tirmont, que je n'avais jamais vue sur scène, en est la parfaite illustration en veuve inconsolée, (se) jouant pathétiquement une souveraine en pleine possession de son pouvoir quand elle n'est qu'une exilée de l'intérieur, un miasme.
Brigitte Fossey, en ex-prostituée, fausse femme du monde, princesse elle aussi déchue mais sur un "coup de tête", est son contraire, parfaitement sensée ; mais les deux femmes vont peu à peu s'unir dans une étrange complicité, de celles nées d'avoir subi sans doute le diktat des hommes tout au long d'une vie.

Je dirai tout le bien que je pense de la prestation de Christine Guerdon.
C'est difficile, toujours, quand on a des liens d'amitié avec une artiste, de "juger" ses qualités sur scène.
Ici à mille lieues du personnage qu'elle interprétait dans "Dis à ma fille que je pars en voyage", Christine révèle un tout autre aspect de son talent, pétillante dans le rôle de cette suivante que "la folle" ridiculise en lui faisant revêtir un costume folklorique mexicain : c'est elle qui met la touche d'humour en ponctuations jamais convenues, avec la plus grande justesse.
Et qui m'épate.

Au Petit Montparnasse du mardi au samedi à 19h ; dimanche à 15 h.



dimanche 11 octobre 2009

La mauvaise éducation

Quand le Président de la République française ricane dans un cimetière lors d'une cérémonie en mémoire des résistants morts pour la liberté :

Voir la vidéo sur le site Bakchich : clic

samedi 10 octobre 2009

Spaghetti "à la bolognaise", mon oeil !

Il est impossible de trouver des "spaghetti bolognese" à... Bologne !
Le touriste quelque peu décontenancé doit savoir que ce sont des habitants de Bologne expatriés qui ont, un jour, accolé cette dénomination à des pâtes préparées "comme chez eux".
La spécialité de cette cité à haute teneur culturelle est ce "ragù" que l'on utilise pour accommoder la pasta (en général des tagliatelle et non des spaghetti).
Ce ragù est cousin de cette daube qui accompagne les gnocchi et autres ravioli niçois.
On le prépare avec du boeuf, parfois même du lapin marinés dans un vin rouge (un Barolo, c'est parfait).
Il y a une similitude avec ces gnocchi au goulasch que j'avais dégusté à Trieste.
La "sylgazette" dénonce les impostures...

vendredi 9 octobre 2009

Très grand moment


A regarder en plein écran.

Je vous aime

Egouts


Le Ministre français de la culture, Frédéric Mitterrand, vient donc de subir le feu croisé d'attaques venant de droite (extrême) et de gauche au sujet d'un passage de son (beau) livre en grande partie autobiographique intitulé "La Mauvaise Vie" (Robert Laffont éd. - 2005).
Sans pour autant cautionner la politique du gouvernement auquel il appartient, j'apporte mon soutien sans réserve à l'écrivain-cinéaste et homme de télévision victime des plus basses calomnies basées sur des amalgames bien ancrés, hélas, entre homosexualité et pédophilie.
Sur le plateau d'une télévision connue pour la médiocrité de ses programmes, l'homme faisait face hier soir à une journaliste bien décidée à le "cartonner" en direct (ça valorise !).
Emu, bouleversant de sincérité, Frédéric Mitterrand a vraisemblablement convaincu la majorité des millions de téléspectateurs du journal télévisé.
On peut l'espérer...
Que des arrière-pensées politiques aient conduit certains hommes de gauche à sonner l'hallali, puis, ce matin, à rebrousser quelque peu chemin, est tout simplement consternant.
Heureusement, avec d'autres personnalités, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, avait, en plein cœur de la polémique, soutenu le Ministre de la Culture.
A quand le retour de l'inquisition, comme le craignait ce matin un éditorialiste de la presse quotidienne ?

jeudi 8 octobre 2009

Soyons Rock !

Poussez les meubles !

Dédicace spéciale

A mes compagnons de voyage à La Roque d'Ahthéron.
"Je vais vous raconter l'histoire de 2 crocodiles etc."

Frédéric Mitterrand et autres automneries

A la pointe de la Punta della dogana (pointe de la douane), immense espace totalement restauré pour abriter les œuvres d'art.

J'ai regardé hier soir le numéro de "Des racines et des ailes" consacré à Venise d'hier et d'aujourd'hui.
Cela me conforte dans l'idée que je suis loin d'avoir fait le tour de la "Sérénissime", même si ces 110 minutes, comme prévu, laissaient un peu le spectateur sur sa faim.
Au cours de ma demi-douzaine de séjours, je n'ai pas exploré l'île de la Giudecca qui semble devenir le refuge des artistes en mal d'ateliers baignés de lumière, ni l'Arsenal, et trop peu l'Accademia.
En revanche, suivant une vénitienne désireuse d'éviter les chemins encombrés de touristes, je m'auto-congratule d'avoir su découvrir les chemins de traverse.
L'émission a réussi à démontrer que la force de Venise, c'est le mélange des styles.
Nulle part ailleurs je n'ai ressenti une telle osmose entre art contemporain et chefs-d'œuvre du passé le plus glorieux, celui où le Tintoret, Titien, Veronese et tant d'autres ont fixé leur époque pour l'éternité.
On parle de renouveau pour la ville flottante.
François Pinaut, un méchant capitaliste français, y est pour beaucoup qui lui apporté ses collections et favorisé la résurrection du Palazzo Grassi et, tout récemment, de la "punta della dogana" (photo).
J'irai plus souvent au "Printemps" et commanderai à La Redoute : un mécène pareil (que notre pays, phare de la culture a laissé partir !) le vaut bien.
A la même heure, Paris ronronne : les noctambules ne s'y amusent plus, paraît-il, la mixité sociale qui en fait la diversité se délite peu à peu.
Et pourtant, quelle belle capitale...

J'y apprécie même la pluie d'automne puisqu'il y a encore des saisons.
Hier nuit, les éléments déchaînés trouaient le ciel d'éclairs crépitants avant que ne se déversent les trombes d'eau.
De ma fenêtre, après Venezia, c'était beau.

Après tout le bien que j'ai souvent dit de lui, il serait surprenant que je ne m'exprime pas sur "l'affaire Mitterrand" !
J'ai relu après l'orage les passages de sa "Mauvaise vie" qui font, quatre ans après leur rédaction, l'actualité sulfureuse qui remue les médias et le tout-pipolopolitico médiatique.
Même s'il est tout à fait inacceptable de voir des touristes nantis aller faire leur marché là où le commerce du sexe sévit, je n'y trouve nulle trace de relation avec un ou des mineurs.
Je rejoins pleinement la position de Cécile Duflot (les Verts) qui s'alarme de l'amalgame qui, par cette affaire, est fait entre homosexualité et pédophilie.
Que des gens comme Hamon et Valls enfourchent le même cheval de bataille de la fille Le Pen (qui sait bien, elle, combien cet amalgame caresse son électorat dans le sens du poil) est pour le moins inquiétant.
On lira avec intérêt ce que dit de "l'affaire" l'excellent "Rue 89" en cliquent là-dessus.
La photo, là-haut, n'a évidemment rien à voir avec ce dernier paragraphe.

Grippe A : prévention !



mercredi 7 octobre 2009

Quel est le plus beau film du monde ? (54)

"La Vie est Belle" (rien à voir avec le film de Begnini...)

James Stewart



L'ange Clarence (Henry Travers)

En résumé : le décès du père de George Bailey l'oblige à reprendre l'entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec Potter, l'homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où George approche de la victoire, il égare les 8.000 dollars qu'il devait déposer en banque.

Considéré par beaucoup comme l'un des grands films de l'histoire du cinéma, "It's a wonderful life" (La vie est belle) (1946), évite tous les écueils qu'un tel sujet eût pu placer sur son chemin.
Le formidable Frank Capra, même s'il nous arrache une larmichette par endroits, endigue la vague de bons sentiments dégoulinants inhérents au genre.
Avec un James Stewart dont il a fait la parangon du "bon américain" avec, notamment, le formidable "Mr Smith au Sénat", il trace le portrait d'un homme qui sacrifie son ambition pour le bien être de ses concitoyens.
Film qu'on pourrait qualifier de "démocrate", "It's a wonderful life" résonne admirablement en ces temps de crise que nous vivons.
Un film qui traverse les époques en restant toujours d'actualité.

"Je me fichais pas mal de ce que les critiques pouvaient bien penser de mon film. Je trouvais, quant à moi, que c'était mon meilleur film. Mieux encore, je trouvais que c'était le meilleur film que personne eût jamais fait. Il n'était pas destiné à des critiques blasés ni à des intellectuels languissants. C'était mon genre de film, et il était destiné à mon genre de public; j'avais rêvé de le faire depuis ce jour où j'avais regarde pour la première fois dans le viseur d'une caméra, dans ce gymnase juif de San Francisco. (...) C'était un film qui disait (...) qu'aucun homme n'est un raté ! " (in "Hollywood Story", Frank Capra, Éd. Stock).



mardi 6 octobre 2009

Mamy Techno

Chorale slovène


 

Benvenuti



J'ai revu hier soir Welcome,  le beau film de Philippe Lioret.
Comme par un fait du hasard, je découvre sur son site que Mathias Depardon a assisté, appareil photo en main, au démantèlement de la "jungle" de Calais.



 
 Photos Mathias Depardon (site)

A Beaufland

Ce matin le chasseur n'a pas tué le lapin.
Dirigeant son fusil sur l'animal détalant, il a atteint l'abdomen de son petit-fils âgé de 16 ans qui en est mort.
Faut-il commenter ?

lundi 5 octobre 2009

Excusez, j'suis en retard !


Quel plan-séquence !

LipDub réalisé durant la semaine d'initiations avec 172 étudiants en communication de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). 
Tourné le 10 septembre 2009 en 2h15min.

 

Voir Venise...

Fait exceptionnel, je risque fort, mercredi soir, de regarder la télé, si !
L'émission "Des racines et des ailes" de la 3ème chaîne est consacrée à Venise.
J'allumerai même le vidéoprojecteur, habituellement réservé aux films de cinéma et aux matchs de foot*.

Le Palazzo Grassi vu du Grand Canal - Biennale 2009
Photo maille selfe.

* Pour le foot, je plaisante.

vendredi 2 octobre 2009

Effets divers

Une nouvelle fois, la politique se fait en réaction à un fait divers, à chaud.
C'est devenu leur façon de gouverner.
Pitoyable.

L'affaire Polanski est du même cru.
Le ministre de la culture a perdu là une occasion de se taire.
C'est ainsi, il faut réagir vite ; ça donne des propos inconsidérés : on ne peut cautionner chez une personnalité ce que l'on condamne chez un inconnu.




Ce matin sur France Inter, François Morel fut exceptionnel.
Vous devriez pouvoir écouter ça sur leur site.
Prego.





J
e croyais qu'il existait des endroits où l'on pouvait entrer simplement et demander à ce qu'une infirmière vous fasse une piqûre (un vaccin, en l'occurrence).
Eh bien non, c'est la croix rouge et la bannière : on téléphone et on tombe toujours sur un répondeur quand on appelle les gens de la liste "pages jaunes".
Finalement j'ai trouvé un "cabinet" où l'on reçoit entre... 12h30 et 13 heures !
Pour le H1N1, ça va être sportif.