Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

vendredi 30 avril 2010

One shot not : enfin une bonne émission musicale à la télé !

Loin des émissions de variètes (ah Lumbroso et ses "Chabada"), du tumulte de Taratata, l'émission de Manu Katché sur Arte confirme semaine après semaine tout le bien que j'en pensais.
L'excellent percussionniste côtoie depuis plusieurs années le gratin du rock, de la pop et de la soul.
Et réussit à nous faire oublier sa participation passée à la "Nouvelle Star", émission devenue au fil des ans calamiteuse, le "cru 2010" assénant à nos pauvre oreilles un festival de hurlements et de fausses notes à côté duquel une symphonie pour marteaux-piqueurs et goudronneuses devient le nec plus ultra de la musicalité.
Si des invités prestigieux (Sting...) viennent parfois saluer le meneur de jeu et offrir en direct absolu quelques facettes de leur talent, l'émission permet de découvrir "unplugged" les nouveaux visages, les nouvelles voix de la scène internationale comme cette Rox qui, hier soir, enflamma le plateau et le public.
Tout ça est mené sans paillettes, sans roulements de tambours, avec des musiciens hors-pair atteignant  la qualité des grandes formations "soul" ou capables d'installer, en team plus réduit, l'émotion qui sied à quelque ballade inspirée (Sarah Blasko, hier soir, en "répèt'" ou en "live" !).

Revoir l'émission : clic

Vibrer à Central Park



Si vous vouliez savoir quelle chanson me met littéralement en transes à chaque écoute...









De plus, voyant Miss Diana Ross ici, on sait à qui M.Jackson voulait ressembler.
Monte le son !

Diana Ross @ Central Park - Ain't No Mountain High Enough

mercredi 28 avril 2010

Bonne surprise

Petit miracle : Melodya, firme russe et autrefois vachement soviétique vient de graver des "introuvables" de Richter enregistrés en URSS en 67 et 76 entièrement consacrés au compositeur à la mode ces temps-ci, Frédéric Chopin.
Et c'est d'la balle !

La fin de Siné Hebdo

Un journal qui s'arrête, c'est toujours un coup dur pour la démocratie.

Rome I Paparazzi

A Rome, la Via Veneto fut, aux temps glorieux du cinéma italien, le rendez-vous des stars et des "paparazzi" immortalisés par "La dolce vita" de Fellini ; c'est du nom de l'un des personnages du film, Paparazzo, que l'on fabriqua le terme nommant les photographes embusqués dans l'espoir de réaliser "le" cliché d'une célébrité.
Aujourd'hui, la Via Veneto se meurt lentement, entre les restaurants jouant la carte de la nostalgie et un Hard Rock Café incongru ; on y parvint par hasard un après-midi à l'issue d'une promenade dans la Villa Borghese.
J'ai publié ici à l'époque les photos des vitrines montrant le grand Fellini attablé devant un plat de spaghetti ou Jean-Paul II jouant à la pétanque !
Un côté de l'avenue est occupé par des palaces autrefois glorieux où les bagagistes semblent figés dans le souvenir des années 60, quand les voitures de sport se succédaient en un ballet incessant, suivies par les "Vespa" que chevauchaient les voleurs d'images.

Claudia et Alain, cernés par les "paparazzi", Via Veneto.
Photo Marcello Geppeti
En haut, Anna Magnani, rasée mais paparazzée (désolé !).

mardi 27 avril 2010

lundi 26 avril 2010

Félin

Sortie annoncée du "Guépard" (Il gattopardo) de Visconti en Blu-ray.
Comme le démontrent les captures ci-dessous, ça promet !
Un mystère demeure cependant : pourquoi diable les anglo-saxons ont-ils intitulé le film "The Leopard" ?







Un guépard.

Ci-dessous, un léopard.
Le guépard ressemble beaucoup plus à Burt Lancaster que ce gros chat énervé, non ?

Qu'est-c'qui fait pouffer les blondes ?

-Via Eric Mie-

Bien ranger son réfrigérateur

dimanche 25 avril 2010

Piano chic

68 %

68 % des sondés se disent mécontents de Sarko !
Au même moment, le sinistre ministre Eric Besson proclame : "Sarkozy reste de très loin le meilleur atout de la majorité".
Cette époque est formidable.

Oooooooooh ! Et comment ça marche ?

samedi 24 avril 2010

"Tube" in London

Vraiment très drôle !


Merci à M.D/via facebook.

Pas facile, la vie de Belphégor !

(Venise) Bien, quand même, hein...

au matin se réveille la nostalgie déjà :

"Sestiere" (quartier) Castello : moins de touristes, plus d'authenticité.

vendredi 23 avril 2010

Pomme

Grèce, manif gracieuse

Chopin renversant !

Belphégor est de retour !

Photo du talentueux Mathias Depardon

A malin, malin et demi

On a d'abord cru que le "fais pas le malin" (la négation c'est quand tu veux !) adressé, hier, en Savoie, par l'encore-président à un jeune provocateur n'aurait guère l'écho que rencontra en son temps le célèbre "casse-toi, pauvre con" du salon de l'agriculture.
Les amis (il en reste ?) du chef de l'état en seront pour leurs frais ; car cette nouvelle "sortie" met en relief tout ce que les français ont acquis de détestation du personnage ; à savoir cette morgue, cette arrogance, cette vulgarité inadmissibles chez la personnalité chargée de les représenter au plus haut niveau.
Oubliés donc, les efforts pour apparaitre comme "ayant changé", balayé le précepte qui veut que la fonction crée l'organe !
Il est assez idiot pour un citoyen d'aller au-devant de cet homme pour le provoquer d'une main ostensiblement essuyée pour un pull, on en conviendra.
Mais il s'agit sans nul doute, ici, d'un geste d'exaspération qui signifie aussi que le personnage a totalement dé crédibilisé la plus haute fonction de la République ; et c'est gravissime.
De plus, on peut se demander si ce "fais pas le malin" ("ne", putain !) ne recèle quelque sourde menace : "on te voit, y'a mes flics, la télé, la radio, tu vas morfler !", pour employer un langage "présidentiel".
On n'a pas besoin d'avoir une licence en Histoire pour imaginer avec quel mépris un De Gaulle, un Mitterrand ou un Giscard aurait accueilli pareille irrévérence (si tant est que quelqu'un se soit permis ce geste, en ces époques moins "buzzantes" !).
Chirac aurait poursuivi sa route après un rictus, et Bayrou qui, lui, ne sera jamais président, lui aurait sans doute administré une gifle.
C'est Villepin qui doit se réjouir : cet homme de droite qui n'a, au fond, rien d'autre à proposer qu'un retour en arrière, peut maintenant jouer sur son allure, cette "classe folle" qui doit faire frissonner les vieilles dames de Passy.
Plongé dans les abimes sondagiers, le "sarkozysme" en lambeaux se prend les pieds dans le tapis à chaque occasion, creusant lui-même son propre tombeau.
Pendant ce temps (5 années fichues, ce n'est pas rien) ce pays s'enfonce dans le marasme, la morosité, le désespoir ; tout ce qui fait le lit des extrêmes.
Tous les espoirs républicains se tournent maintenant vers cette gauche dite "de gouvernement" qui a maintenant un travail colossal à accomplir : s'unir autour d'un vrai projet, incarner l'alternance, réparer, si elle revient, tout ce qui a été détruit, rassembler le peuple de France que Sarko s'est plu à diviser sans cesse.
Bon courage !

Très forte !

jeudi 22 avril 2010

Une vie

Barcelona

Evolution programmée ?

Cène

Idée fixe

Télérama a reçu le prix 2010 de la meilleure couverture (ci-dessous) décerné par le Syndicat de la presse magazine et d'information.
On notera, après les moulinets dans le 93, qu'elle est toujours d'actualité :

mercredi 21 avril 2010

Du lourd !

En abril...

ne te découbre ba d'un fil.
J'ai boulu faire le jeune et boilà que j'ai un gros rhube.
Ça b'éderbe !

Bictoria Abril dans "Attache-moi !" d'Albodobar.
Boilà cobbent on adrabe la crèbe.

Oh le joli volcan !

Le 7ème Art en deuil.

C'est aujourd'hui que sort :

mardi 20 avril 2010

En passant...

Le président polonais défunt, tout comme son frère jumeau, était homophobe, anti-avortement et pro-peine de mort.
Je ne porterai pas longtemps le deuil.

Après le dérapage de Zemmour, stigmatisé ici il y a peu,  voici que l'ex-comique Dieudonné le mal-nommé répond par des propos dignes de Goebbels, propos que je ne retranscrirai pas, tant ils sont nauséabonds.

Je ne prétends pas que l'air ambiant soit devenu plus difficile à respirer depuis l'avènement de Sarko (d'abord au Ministère de l'Intérieur puis à l'Elysée).
Des experts plus "pointus" que moi devraient se pencher sur cette conjonction d'actes et de faits nauséeux qui empestent l'atmosphère avec plus de conséquences qu'un nuage de cendres depuis quelques mois.
Cherchons boussole désespérément.

Demain au cinéma



"Le gros", comme l'appellent affectueusement ses collègues comédiens aurait-il enfin retrouvé un rôle à sa mesure à l'instar d'un Mickey Rourke ?
Avec les 2 "grolandais" au scénario et à la mise en scène, ça promet.

lundi 19 avril 2010

Cecilia Bartoli - Live in Italy - Impressionnant !

Printâneries

Le nuage de cendres n'a pas épargné le Caveau de la République ; matinée inoubliable hier dimanche ; cauchemardesque voire.
Insensiblement, au fil des 10 dernières années, la moyenne d'âge du public a baissé, sans doute par la grâce d'une programmation plus audacieuse.
Ça ne fait pas l'affaire de tout le monde, notamment des spectateurs de cette représentation calamiteuse où le plus jeune spectateur devait être âgé de soixante-cinq ans bien sonnés.
Ici, un vieux monsieur a quelques problèmes de règlage de sonotone, là, une groupe de mamies discute et parle aux artistes comme si elles regardaient Derrick à la télévision.
Pour Perrin et Fromet, ce ne sont plus des rires qui ponctuent le discours, mais des "oh" d'indignation.
Le décalage entre le spectacle et son public est impressionnant, l'humour ayant quelque peu évolué depuis les années 60.
J'abrège mes interventions, les saluts des artistes, les début et fin de partie, pour tenter d'impulser un rythme différent au spectacle.
Après l'entracte, le duo Devals & Gaudin, dont l'un des sketches est joué en langue anglaise approximative se heurte à une incompréhension totale de spectateurs donnant l'impression qu'ils regardent évoluer un couple de martiens.
Même Gilles Détroit, aux thèmes plus consensuels, ne recueille qu'une petite moitié de son succès habituel.
Dehors, le temps est au beau fixe, de ceux qui vous emmènent aux jardins du Luxembourg ou à ceux du musée Rodin un livre sous le bras.
On se dit : qu'est ce qu'on fout là ?

Je n'aime pas les corbeaux, ces volatiles en deuil perpétuel qui font résonner leur croassement lugubre dans le ciel montmartrois dès les premiers jours du printemps.
Peut-être ai-je en tête les paroles du "chant des partisans" de Kosma et Druon et vois-je en eux la survivance d'heures sombres de l'histoire ?
Je préfère ces merles qui, parfois, se perchent sur la rambarde de mon balcon.
J'aime à les observer, évitant le moindre mouvement brusque de nature à précipiter leur envol.
Les pigeons parisiens que quelques imbéciles auxquels on s'évertue à expliquer que le geste est propice à une néfaste prolifération s'évertuent à nourrir contre vents et marées, c'est autre chose ; l'acte irresponsable est devenu strictement interdit sur la Place St Marc, Venise ayant à combattre les effets nocifs de leurs déjections sur les édifices multi-centenaires de la Cité des Doges.
J'ai quant à moi trouvé le "truc" pour les éloigner de mon balcon, où ils piétinaient allègrement mes jardinières, en accrochant au mur un simple CD dont les miroitements leur font l'effet qu'une croix et quelques gousses d'ail provoquent chez les vampires.
Pour l'heure, les pigeons évitent d'approcher et je n'ai pas eu, jusqu'à présent, à combattre d'arrivée massive de vampires.

Quand on est un "jeune", on cherche en permanence à lancer des modes plus ou moins bien venues.
J'ai déjà écrit ici sur ceux qui imposent, par ipod ou autre interposés, une "muzak" sursaturée à leurs voisins de métropolitain.
La nouvelle tendance hyper-mega-over-in, vient de toutes jeunes filles qui se déplacent dans le métro, le vendredi et le samedi soir, bouteilles de vin circulant au sein des groupes en transhumance.
Ca doit être hyper-cool d'arriver en soirée déjà bourrée.
J'en observais un troupeau samedi dernier en rentrant du théâtre : cette "mode" n'atteint apparemment pas les beurettes et les blackettes (celles-ci préférant faire éructer leurs téléphones, voir plus haut) ; non, les nanas qui se déplacent en picolant semblent issues d"une bourgeoisie "bien de chez nous" et restent très "trendy" à l'aller.
Au retour, ça doit valoir son pesant de vomi.

Le dimanche soir je fais rarement la cuisine.
Hier, en compagnie d'un ami, je remontais la rue du Mont Cenis pour me rendre à un restaurant qui se trouve à la frontière de deux mondes, là où la rue Custine devient (c'est plus chic) la rue Caulaincourt.
Découvrant la jeunesse dite "bobo" attablée chez Francis de la Butte ou au Café Francoeur, mon jeune camarade décréta aussitôt : "on se croirait dans un film de Christophe Honoré !".
J'aime.


Comme dans un film de Christophe Honoré

dimanche 18 avril 2010

samedi 17 avril 2010

Mort à Venise

Richard Wagner (22 mai 1813, Leipzig - 13 février 1883, Venise)
 
C'est tout pour aujourd'hui : il fait trop beau pour rester bloguer...

vendredi 16 avril 2010

Pour ta série de slows



ou

Clin d'oeil

Printanières


Proust est partout.
Pas Marcel, non, Gaspard !
On ne peut ces jours-ci ouvrir un "news magazine" ou un simple Libé sans tomber sur un article (élogieux) ou une interview de l'ami humoriste cinglant.
Hier, c'était un entrefilet assorti d'une photo dans le supplément ciné-télé-sorties du Nouvel Observateur.
C'est dans le Nouvel Obs' proprement dit de la même livraison, que j'ai découvert en rentrant du bureau du caveau, un long "papier" avec image sous le titre "Gaspard Proust Rire sans frontière", un entretien bien mené par Jean-Gabriel Fredet dont on subodore qu'il est devenu "accro" au talent de l'humoriste ; en exergue, il le définit ainsi : "Odieux, désespéré.Ou notre semblable, notre frère ?"
Pour une fois, G.P. semble sortir de son personnage (exceptée une "vanne" sur les curés) et se livrer un peu plus ; car l'homme a pour habitude de pratiquer l'art de la pirouette à chaque interview.Ici, le lecteur en apprend un peu plus sur celui qui sait si bien que dans ce métier, il faut savoir s'entourer de mystère.
Me faisant de temps à autre l'honneur considérable de préférer ma compagnie à celle d'une "pupute" pour apprécier un grand vin ou un lapin à la royale, ce trentenaire wagnérien est l'une des plus évidentes "têtes froides" qu'il m'ait été donner de rencontrer.De même qu'il semblait s'amuser de ses bides successifs des mois anciens, le succès (le Studio des Champs Elysées refuse du monde !) n'entame en rien sa manière de penser.
Penser étant sa principale occupation.

Stendhal, le vrai, le seul, l'unique, m'accompagne jour et nuit depuis mon retour de Venise.
Evident pour quelqu'un qui aime à visiter l'Italie en solo comme le fit Beyle en d'autre siècle moins vulgaire que celui que nous subissons.
Quelque esprit malin m'aura soufflé de mettre mes pas dans ceux de l'auteur de "Rome, Naples et Florence" (1817, comme le temps passe !).Je relis "Le rouge et le noir" et vais me projeter l'adaptation cinématographique très académique que Christian Jaque fit de "La chartreuse de Parme".
Académique, oui, mais il y a Maria Casarès, impériale, touchante, et Gérard Philippe, touchant, impérial.
Renée Faure est belle.
Et aussi une sublime photo en noir et blanc qui alterne le clair et l'obscur.

Gérard Philippe & Renée Faure in "La chartreuse de Parme"

Je ne vais guère au cinéma ces temps-ci.
Les projections pour les amis occupent mes soirées sans théâtre.
Je vais avoir l'occasion de me rattraper pendant les vacances scolaires et ne manquerai pour rien au monde le film sensuel de Lou Ye "Nuit d'ivresse printanière", oeuvre d'un cinéaste chinois interdit au pays de Mao.
Il y aussi, d'un autre genre, le film de Paul Greengrass "Green Zone" où l'on constate une fois de plus que le cinéma américain a plus de facilité que le nôtre à pratiquer l'introspection : ici, on dénonce le mythe des "armes de destruction massives" en Irak comme un complot éhonté de l'administration Bush.
Mais je médis : on nous annonce un film sur Sarkozy !

Pouvoir rédiger ces quelques lignes en écoutant des concertos de Mozart est, je le sais, un privilège de l'ordre du divin.
J'ai (luxe) des fenêtres dotées d'un double-vitrage qui permet d'occulter tant que faire se peut le tumulte des marteaux-piqueurs du square voisin en travaux.
Ecouter Mozart, lire Stendhal avec, au dehors, un ciel clément qui n'attend que ce fameux "nuage de cendres" pour s'obscurcir dans l'après-midi nous dit-on, c'est d'la balle !

En haut, illustration pour "Les voyages en Italie".

jeudi 15 avril 2010

Remember (se souvenir) les Voilà ! (99)

Mon café ? Toujours sans sucre !

Arriver à Venise

Si vous arrivez à Venise par la voie des airs (on conseillera une célèbre compagnie "à bas coût" qui fait la navette entre Paris et Venezia plusieurs fois par jour pour une somme modique), il faudra rejoindre la ville lacustre depuis l'aéroport Marco Polo.
Si vous arrivez de nuit, parez au plus pressé et optez pour le bus sur roues qui vous mènera à Piazzale Roma d'où vous pourrez prendre un "vaporetto" qui vous transportera jusqu'à la station la plus proche de votre hôtel.
De jour, vous prendrez tout votre temps en empruntant la ligne maritime "Alilaguna" (13 €) qui, adagio, vous conduira jusqu'à la Sérénissime avec maints détours par les îles (Burano, Murano) et le Lido balnéaire, celui de "Mort à Venise", certainement le site le moins intéressant d'ailleurs.
Ce voyage maritime (compter une bonne heure pour atteindre la Piazza San Marco) vous donne l'illusion d'arrêter le temps et vous plonge peu à peu dans l'atmosphère particulière des lieux.
Dans "Mort à Venise", Eschenbach, lui, arrive au Lido par un antique vaporetto en provenance,  selon toute vraisemblance de la gare Santa Lucia.
C'est d'ailleurs par voie ferroviaire que je compte faire mon prochain voyage vers Venise, l'arrivée au petit matin à fleur de Grand Canal promettant d'offrir un grand moment !

Pour un séjour dans la ville sans voitures ni 2 roues, je conseille le guide "Lonely Planet", très sérieux, mettant en œuvre une certaine "éthique", bien mieux actualisé que ce bon vieux "routard" désormais dépassé.

La navette "Alilaguna" relie l'aéroport à Venise.
Andante ma non troppo !
(Photo non "perso", glanée sur le net)

Photo provenant d'un site très bien fait : Venise1.com

Venise : une étonnante exposition

Venise aime à fusionner arts contemporain et classicisme (souvent religieux).
Dans le magnifique Palazzo Grassi ou dans les vieilles douanes restaurées se sont imposées les collections de François Pinaut, ce millionnaire français désireux de faire profiter de toutes ces œuvres accumulées au fil des ans au plus grand nombre ; on déplore encore que la France se soit déshonorée en la matière en refusant son projet de réhabilitation des anciennes manufactures Renault de l'île Seguin (à Boulogne) et l'ai conduit ainsi à exiler ces trésors inestimables vers la Cité des Doges, trop heureuse de l'aubaine.

A quelques pas de la pointe de la douane, l'architecte Renzo Piano (quel beau nom) a entièrement restauré les greniers à sel en bordure de lagune pour permettre à la "Fondazione Vedova" de s'y installer.
En poussant la porte (l'accès est libre) du bel édifice, on découvre l'exposition la plus originale qu'on puisse donner à voir : les oeuvres d'Emilio Vedova sont accrochées à la voûte et viennent se présenter au visiteur en un "ballet mécanique" grâce à une machinerie des plus sophistiquées.
Ainsi, le lieu est toujours animé d'un mouvement perpétuel fascinant ; d'autant plus que les toiles présentées ici sont d'une qualité stupéfiante.


Essayez d'imaginer ces toiles, rangées au fond de la salle, se déplaçant sans cesse pour s'exposer au regard du visiteur.