Le journal de Sylvian Coudène.
Humeurs, humours, musiques, cinéma, et autres libertés provisoires.
"La gravité est le plaisir des sots"
(Alexandre Vialatte)

samedi 29 septembre 2012


L'horreur de la crise






Les files s'allongent pour... acquérir l'aïephone 5...
Je ne comprends pas tout, parfois...

vendredi 28 septembre 2012

Bach | Isabelle Faust

Le deuxième CD vient de sortir.
En attendant :

jeudi 27 septembre 2012

mardi 25 septembre 2012

Lawrence d'Arabie hautement défini


- Je suis sur Saint Raph'. (Pablol)


C'est une carte postale envoyée de St Raphaël  par Pablo Picasso à Jean Cocteau en 1919.
On n'ose imaginer la valeur actuelle de l'objet.
Cela me pose un problème de taille : j'ai beau me tournebouiller la cervelle, je ne parviens pas à déterminer duquel de mes contemporains j'aimerais recevoir une carte de ce type...
Il est vrai, me rétorqueront les bons esprits, que je ne suis certes pas l'égal d'un Cocteau.
Mais reste que, quand bien même le serais-je, je ne vois vraiment pas.
Et c'est désespérant.

lundi 24 septembre 2012

West Side Story

On m'assure que la version scénique, que l'on va redonner au Châtelet, est une formidable réussite.
Il faudra vérifier.

Pan-bagnat

On peut aussi
le présenter ainsi :


La dernière fois que j'en ai confectionné un (à emporter), j'ai oublié les olives noires !
Je ne m'en remets pas.

dimanche 23 septembre 2012

Café riche

Caffè Florian, Venise

C'est là que j'aimerais boire un café brûlant en ce dimanche de septembre.
Je mettrais mes vêtements d'automne, chemise et chaussures neuves en accord avec la saison, lunettes de soleil, car, ici, le ciel est clair aujourd'hui.
Il serait dix heures du matin et la Place St Marc s'éveillerait doucement, pas encore envahie par les touristes. Les vrais vénitiens se presseraient vers la basilique pour entendre la messe et, malin, je me mêlerais à eux pour n'avoir pas à languir dans la file d'attente. Après, j'irais flâner au hasard des venelles, évitant les parcours balisés, déjeunant dans l'une de ces osterie dont on se refile l'adresse sous le manteau, d'une salade de poulpe ou de sepie à l'encre accompagnées de polenta.
Ce serait le plus beau des dimanches.
Je n'y convierais qu'une compagnie soigneusement sélectionnée, de celles qui savent jouir de la vie. 

samedi 22 septembre 2012

Si on valsait ?

Julien Clerc : si on chantait... à l'Opéra Garnier ?



Certes, il est un peu tard, à mi-nuit, mais la surprise est de celles qui vous font vous féliciter de ne pas avoir jeté votre téléviseur : dans la nuit de vendredi à samedi, France 2 diffusait un docu-concert (nouveau concept) consacré au spectacle privé donné par Julien Clerc (en avril dernier) au Palais Garnier.
Le chanteur-mélodiste y donnait, accompagné par un orchestre symphonique, un florilège des (souvent grandes) chansons qui ont émaillé ses quelques quarante ans de carrière (comme le temps passe !).
Le "conducteur" : insatisfaisant, bien sûr. Il y en a tant...
Les caméras suivaient le chanteur sous les ors de l'Opéra, en repérages tout d'abord, sous l'emprise de l'émotion, humble devant le prestige de l'Institution, ému d'y être reçu, lui, le "chanteur de variétés".
Chantant, fredonnant presque sous le poids du monument, intimidé -mais l'homme n'est pas spécialement extraverti-, Julien Clerc chauffait sa voix devant un piano droit dont il effleurait les touches pour, sans doute, ne pas réveiller les fantômes qui hantent les lieux, adulées divas, étoiles de la danse en "bayadère", chefs prestigieux et autres grands de ce monde en loge présidentielle.
Mais il fallait oublier le poids de l'histoire et donner ce concert, dont on ne vit finalement que des extraits, devant les spectateurs emplissant le théâtre mythique.
La voix est assurée, toujours bien timbrée, avec, parfois, quelques mises en péril sans doute dues au trac qui rendent le personnage encore plus humain.
Le répertoire (voir photo du "conducteur") embrasse une carrière dont beaucoup peuvent rêver, et, Dieu, qu'il fut sans doute difficile de choisir entre tant de joyaux !
Même si les à-côtés insérés dans le montage final ("Juju" a toujours une anecdote en réserve) sont agréables, on souhaiterait une version intégrale du concert, d'autant que l'orchestre symphonique, avec, insiste l'artiste, sa dimension "pop", "sonne" fort bien à nos oreilles, "tubes" réorchestrés en bonne veine pour l'occasion, la tournée triomphale 2012 venant confirmer l'excellence de l'entreprise.
Entre les piliers séculaires, Julien Clerc joue dans la cour des plus grands où sa voix de "falsetto" se fraie un chemin, sans prétention, avec, simplement, du talent.



-Photos empruntées au blog brieuc75

Cette vidéo "amateur" captée au Palais des Congrès donne une idée de ce Julien Clerc Symphonique :

mardi 18 septembre 2012

Les deux belles cousines

Évoquer Florence, l'autre jour, avec un ami, a fait resurgir les images de la belle italienne. Lors de mon premier séjour, en 1999, j'étais allé écouter un concert de jeunes pianistes lauréats d'un concours international, dans un théâtre municipal qui n'est certes pas le plus bel exemple que l'on puisse donner du faste qui entoure habituellement ce genre d'édifices par delà les Alpes. Non, dans mon souvenir, le lieu est grisâtre, fonctionnel, on est à cent lieues du San Carlo de Naples (la référence) ou de la Scala de Milan.
Après ce concert, de très bon niveau (les pianistes asiatiques, déjà !), je rencontrai un couple de français, charmant, avec lequel j'eus l'habituelle conversation sur les charmes de la ville où nous séjournions.
Je me souviens aujourd'hui que, voyant que j'étais tombé sous le charme florentin, ils me conseillèrent de visiter Prague, ville qui, selon eux, était "cousine" de celle-ci.
Je suis allé deux fois à Prague depuis. J'ai pu vérifier qu'effectivement, il y a entre les deux cités des similitudes tenant à la fois de leur configuration (le cours d'eau, les "hauteurs"...), de leurs spécificités architecturales respectives, et de leur rayonnement culturel.
Troublant, en effet.

Florence, par S.C
Prague, par R.G



Un couple élégant

Au milieu de la foule de touristes du Campo dei Fiori, halte romaine obligatoire, ce couple s'avance, que je remarque, tant l'allure, la démarche, en un mot la distinction, dénotent.
Ils s'assoient à la terrasse du restaurant voisin.
Ils sont cinématographiques.

Photo S.C

lundi 17 septembre 2012

Ravages de la drogue


Action !

Comme chaque année en cette saison, tout se télescope : rentrée à l'Atelier et reprise des représentations au Caveau de la République.
J'aurais beaucoup à écrire pourtant.
Je promets à l'immense foule de mes lecteurs de me rattraper bientôt, car j'ai vu des films, lu des livres, écouté de la musique... 
Si !
A tout de suite.
S. 

mardi 11 septembre 2012


Un peu de lecture

Un vague prédécesseur de Frédéric Beigbeder |  Par Jacques-Emile Blanche.
Relire -ou plutôt lire VRAIMENT- la "recherche" est un véritable parcours, au choix, initiatique, mystique, historique, et tant d'autres "iques"...
La manière proustienne est unique (un de plus !) : j'enfonce volontiers une porte ouverte, mais l'utilisation de la langue, l'art de la description, celui de la psychologie des personnages, l'acuité du regard impitoyable sur ses contemporains et les mœurs d'une époque, laissent pantois.
Lire Proust, ce n'est pas simple. On se surprend à revenir sur ses pas pour ne pas perdre le fil ou, mieux, pour savourer à nouveau tel ou tel passage qui nous a laissé béat d'admiration -de nos jours, on dirait "sur le cul" : voilà où l'on en est.
Lire Un amour de Swann quand on a des velléités littéraires est un supplice : à vous décourager d'écrire.
Heureusement, la vie réserve des bonheurs qui vous y encouragent.



Ainsi, à Rome, n'ayant rien emporté -mon Proust eût été un fardeau : on ne le lit pas "pour s'endormir"-, j'ai pioché dans le rayon (peu fourni) "livres français" de Feltrinelli (échoppe multimédia d'envergure), un "bouquin" de Frédéric Beigbeder, autobiographie intitulée (en toute simplicité) "Un roman français", couronné en son temps du prix Renaudot.
Utilisant un procédé que l'on appellera "concept" -l'auteur fut publicitaire, et ça se lit !-, le narrateur nous explique qu'il n'a pas de mémoire, et que c'est fort ennuyeux quand on veut retracer l'histoire d'une jeunesse.
Quelle bonne idée, fichtre !
Il agence son récit -avec savoir-faire, c'est bien le moins- autour de son interpellation par la police, un soir, au sortir d'une "boîte" où, (qu'est-ce qu'on s'amuse dans le Paris by night !) les pandores le serrèrent en "flag", sniffant de la cocaïne sur le toit d'une voiture.
Subissant le calvaire de sa vie (2 jours de garde à vue), le pauvre chéri, issu de la "haute" et peu préparé aux geôles (pourries, il est vrai) de la République, a tout loisir, si je puis dire, de fouiller dans son passé et de retrouver sa mémoire perdue.
Oh oui, ça se lit facilement, d'une traite, même -ce qui n'est pas toujours bon signe.
Le problème, c'est qu'on se soucie fort peu des aléas de l'existence de ce personnage mondain -il passe des pages à s'en défendre, d'ailleurs !- qui s'est fait une spécialité des récits "avec coke" (99 francs) et des récits empreints de nombrilisme (ah, "L'amour dure trois ans" (1) !).
Mais la lecture d'un tel ouvrage me fut réjouissance. Je me suis remis au mien. Merci "Fredo le pas-prolo".

(1) L'adaptation cinématographique vit les débuts à l'écran d'un certain Gaspard... Proust.
Il n'y a pas de hasard...


lundi 10 septembre 2012

Cruautés ordinaires


J'ai deux amours par TiboBlanchet

Paris est la ville la plus visitée au monde. Un récent reportage d'Envoyé Spécial (France 2) démontrait pourtant combien la ville-lumière recèle de pièges de toutes sortes tendus au pauvre touriste désireux d'y être émerveillé. Rentrant de Rome, jeudi dernier, je fus envahi, dès que je mis le pied sur le trottoir de l'aéroport, par le sentiment de contraste qui sépare les deux capitales, à commencer par le comportement du chauffeur du bus qui relie Orly à Denfert, maudissant ces salauds de touristes qui ont le culot de venir dépenser leur fric chez nous : l'homme pestait contre ces étrangers qui n'avaient pas pu (ou su ?) prendre un ticket au distributeur et, de surcroît, ne "faisaient pas l'appoint". En résultait un retard important ayant lui-même pour conséquence la transformation du véhicule en wagon à bestiaux.
Quand je lui demandai, depuis le bitume, et très civilement, quand surviendrait la prochaine navette -pour me permettre d'en informer une canadienne quelque peu déboussolée-, l'homme me répondit : "dans pas longtemps".
L'accueil "français" (car paris n'en a pas l'apanage : j'en sais quelque chose, j'ai habité la Côte d'Azur !), est désormais célèbre de par le monde. Si vous avez bien regardé les premières secondes de ce joli clip, tout est dit.

J'en parlais ces jours-ci à deux reprises avec deux amis : le climat qui règne sous nos cieux actuellement -et la crise, plus prégnante cette année, n'y est certes pas pour rien- est franchement détestable. L'impression que les gens se détestent est permanente. Il suffit pour s'en rendre compte d'écouter les conversations -le plus souvent tonitruantes, sans aucune gêne d'exhiber l'intime- des gens accrochés à leur téléphone portatif. A cet ami qui en faisait la remarque l'autre jour, je répondis, indulgent, qu'il exagérait quelque peu. Las, le lendemain même, à l'aéroport, j'eus pour voisine, une femme entre deux âges qui, à son interlocuteur du bout des ondes, parlait sans aménité d'un "connard" qu'elle avait "jarté", en dressant un portrait apocalyptique.
Cette agressivité qui nimbe notre quotidien national est devenue insupportable, générant un climat permanent de guerre civile larvée, que la politique (le mot perdant son sens premier au gré du temps qui passe) la mieux intentionnée est impuissante à apaiser, les média n'ayant de cesse de verser de l'huile sur le feu.

La comparaison avec l'Italie n'est pas en notre faveur, ce pays étant bien plus que la France touché par cette crise profonde : la générosité des "aperitivi" avec buffet à satiété, la politesse (sauf au Carrefour-Express, ai-je noté, mais c'est une enseigne... française !), les prix raisonnés, les serviettes en tissu dans la moindre gargote, la ci-vi-li-té, quoi, la considération que l'on a pour l'autre en ayant la patience de lui indiquer son chemin, faisant des efforts pour décrypter son italien malhabile, sont autant de marques de respect qui font défaut à notre environnement national.
Et l'on me demande pourquoi je vais si souvent en Italie ?

dimanche 9 septembre 2012

Ave César (et Franck)

Cette interprétation de la sonate pour violon et piano, ah, comment dire ? J'en possédais l'enregistrement sur disque noir, disparu un jour funeste dans une caisse qui contenait d'autres trésors : la Sernam m'accorda une piètre indemnisation ; haine tenace.

Julian, globe-trotteur

Julian et sa vieille "deuche" réaménagée, près du Castel Sant'Angelo qui abrite le Mausolée d'Hadrien
Du temps où l'on faisait ses "humanités", le voyage en Italie était de rigueur. De Stendhal à Franz Liszt, toutes les sommités culturelles se devaient un parcours initiatique, un retour aux sources dans la péninsule, de Milan à Naples, avec détour obligatoire à Rome, Florence et Venise.
Julian, rencontré à Rome la semaine dernière, est un étudiant viennois parti sur les traces de ses illustres prédécesseurs : il sillonne le pays dans cette antique 2CV Citroën qu'il a rénovée et aménagée en mini camping-car.
De ses généreuses explications quelque peu exaltées, et malgré mes grosses lacunes en langue anglaise, j'ai retenu que ses moyens limités ne lui permettaient aucun excès et qu'il se nourrissait de pommes-de-terre et de pâtes.
Pour le gîte, tel l'escargot...
Le dicton "les voyages forment la jeunesse" se vérifie encore de nos jours, et c'est un vrai bonheur de pouvoir rencontrer encore des jeunes gens curieux d'autrui et d'ailleurs. Voltaire aurait apprécié.

Astucieux aménagement. Je ne sais s'il y a un bar...
Un garçon heureux et chaleureux

vendredi 7 septembre 2012

"Vacances romaines" : sur des lieux mythiques !

Curieusement, la foule ne se presse pas aux abords de ce lieu mythique.
Il faut dire que l'immeuble abrite un gardien qui sera sympathique pour peu que vous lui décochiez votre plus beau sourire. Il sera alors intarissable et vous expliquera que les extérieurs de l'appartement de Gregory Peck furent tournés ici, Via Margutta 51, l'une des plus belles rues de Rome, à deux pas de la Piazza di Spagna. Il m'a indiqué que l'appartement, tel qu'il apparait dans le film, se trouve en fait en N° 34 de la même rue.
Le film de William Wyler, plus d'un demi-siècle après sa sortie, fait toujours la fierté des romains, pour la bonne raison qu'il donne de la ville éternelle une vision éloignée de ces caricatures dont Hollywood est coutumier.




On n'a pas accès (et c'est sans doute mieux) à l'escalier et à la petite terrasse. Les lieux ont été préservés dans leur intégrité.


La garçonnière de G. Peck se trouvait dans cette maison :

 En noir et blanc, on y est :


Roma Trastevere





Photos S.C